MON
Il est évident que dans ce passage, moie signifie meule : « Quatre rats dans une meule, »
HOISSE, n. f. — Quantité de lait que la vache donne en une seule fois. Du latin messis, récolte, pris au figuré.
MOISSON, n. m. — Moineau.
Et li Arunde ki fu foie,
As moissuns Tala tost cunter.
Marie, fab. 84.
« Quant vous voyez arondelles faire leur nyd en aucune maison, sachiez que c'est tout signe de povreté ; et se les moiss&ns y font leur nyd^ c'est signe de prospérité. » (Ev. des Quenouilles.)
Etym. bas-lat. muscio, qui dérive sans doute de musca, mouche.
MOMENT (Du), loc. — En c^ moment : a Je n'ai pas le temps de vous écouter du moment. »
Il Du moment que, puisque : « Du momeut que vous me défendez de venir, je vous obéirai. »
MONGORNE, n. f. — Mélange .de pois, de vesce, d'orge et d'avoine qu'on sème au printemps. On trouve mancorn, mancor, cité dans les vieilles chartes. Dans ses Etudes sur V A'jriculture au moyen-âge, L. Delisle pense qu'il faut entendre par ce mot le blé méteil.
MONDE (Être par devant le), loc. — Servir en qualité de domestique : « Mon fils a été de bonne heure par devant le monde. »
Autre locution : « On a bien fait de le mettre par devant le monde, cela lui a formé le caractère. »
« Ça n'a jamais été par devant le monde, » se dit d'un homme impoli, grossier.
MONEDX, euse, adj. — Privé de queue : « Une poule moneuse. »
M0N6NE. n. f. — Soufflet; violent coup de poing.
MONNÉE, Monaie, n. f. — Sac de blé qu'on porte au moulin, ou farine qu'on en rapporte. (V. Cache-monnée.)
MONNIER, n. m. — Meunier.
Par quoy nuls ne la vit ne sot Fors que seulement li monniers A qui donna de ses deniers.
Chast. de Coucy, V. 6413