MOU
soufflet, une mornifle, et au fig. tu te feras attraper. Du bas-lat. mucare, muccare,
MOURIR» V. n. — Fut. elcond , je mourirai, mourirais, Subj., que je meurche, que tu meurches, qu'il meurche, (Les pers. plur. sont régulières. )
Meurche est la corruption des anciennes formes normandes murge, moerge,
a Nus ne vus demandums ne or ne argent ; ne ne volum pas que huem de Israël i murged. » (Les Rois^ II, p. 201 .)
« Miez est aul moerge que tant bon chevaler. ♦♦
Ch. de Rol., p. 32.
a Morgent Tun et l'autre de mort. » (Cité par Diez, tome III, page 193.)
MOUSEj n. f. — Museau, figuré, mine, en mauvaise part : « On voyait à sa mouse qu'il n'était pas content. »
Item, à Jehan Raguyer je donne, Tous les jours, une talemouzc.
Pour bouter et: fourrer sa mouse.
Villon.
En provençal, on appelle mourre de chin, museau de chien, une espèce de truffe rousse. De l'ancien français muse.
MOUSSE (Rose), n. f. — Rose moussue.
MOUTON (Poire de), n. f. — Poire précoce, bonne à manger.
MOUTON-FOYER, n. masc. — Lorsqu'une brebis met bas deux agneaux, on ne lui en laisse qu'un à nourrir ; l'autre est élevé dans les herbages de la ferme, dans la maison, et pour ainsi dire au foyer; d'où son nom.
MOUTONNER (Se), v. réfl. — Se couvrir de petits nuages blancs: « Le ciel commence k se moutonner. — Quand le ciel est moutonneux, c'est signe de pluie. » De mouton, par similitude.
MOUTURE, n. f. — Orge ou avoine moulus grossièrement pour donner dans l'élable aux porcs ou autres bestiaux. (Decorde.)
MOUVER, V. act. et neut. — Agiter, remuer, se mouvoir : « On
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n'a pu mouver cette pierre de place. — Il est si frileux qu'il ne mouve pas du coin de son feu. »
Cum se il fust tued, Muver ne se purrat.
Phil. de Thaun, Bestiaire,
A la feste de la Toussains Mouverons^ ni a pins ne mains.
CHA.8T. DE COCCY, V. 6230.
Ils apaisent les flots, ils mouvent les orages.
Ronsard.
« Après 1250, selon Burguy, le normand mover^ pnst souvent Vu picard : Mouver, » Etym. lat. movere.
MODVETTE, n. f. — Cuillère de bois pour mouver les sauces.
HOTEN, adjectif. — Souffrant, maladif; même signification que mendre.
Moyen (lâcher), loc. — Faire en sorte, s'efforcer. « tacherons moyen de vos aider. »
MOTENNER, v. n. — S'arranger, faire une affaire: «Avec un pareil homme^ il n'y a pas moyen de m^tjenner. » Ce verbe n'est usité qu'à l'infinitif et seulement dans cette locution.
MOYETTE, n. f. — Petite meule, dimmulif de moie : «Mettre du blé en moyettes . »
MOYEU, n. m. — Noyau de cerise, d'abricot, de prune, etc. Anciennement jaM^i^ d*œuf. Etym. moieuf = mi-œuf.
MDCHER, V. act. — Cacher : «^iic^-li sin bâton. — Ces oyseaux robent et pillent tout ce qu'ils trouvent, portent et amassent le tout en leurs nids et muchent tant ordures que bonnes besongnes. » (N. Fabrique,)
MDCHE-TIN-POT (À laj, loc. — En cachette : « Ce mot vient de ce que certains marchands vendaient de la bière à meilleur marché que leurs confrères; mais comme ils ne payaient pas de droit, il fallait l'emporter en cachette, muclier sin pot,)) (Decorde.)
MUCHETTE, n. f. — Cachette.