NAG
NA, particule qui renforce la négation ou l'affirmation. — « Je ne ferai jamais ça, na\ — Je viendrai vous voir quand même, na ! ï> Comp. avec le latin nœ, certes, assurément.
NAGHE, n. f. — Fesse de bœuf : « Donnez-moi un bon morceau, un morceau de nache, » Du bas-latin natica formé du latin nates dont nache avait primitivement le sens : « Li reis Annon... fist colper lur vestures très par les nages . » (Les Rois . )
Fin de ci, si feras que saiges, Ou tu auras parmi les naiges D'une grosse aguille d'acier.
JuBiNAL, fahL
Mestrc Michel aux hautes naches.
Bat. des VII Arts.
Sainte-Marie, com or me cuit la nache !
Aliscans, V. 6091.
En dormant li sambloit que une ourse sauvage Li menjoit le bras destre, le côté et la nage.
Berte, v. 1678.
Je vous eschaufferai les naches.
Rose, v. 20933.
NACTIETJX, adj. — Dégoûté, dédaigneux. Y. fr. iiacheus, twichous. Dans Marot {BalL .xi.), nac est une interjection qui parait exprimer le dédain.
NAGE (Être en), loc. — Etre tout en eau. Beaucoup d'écrivains ont employé cette locution vicieuse. Cela vient de ce que l'on a dît autrefois être en âge, c'est-à-dire être en eau, âge étant une des anciennes formes du mot eau.