OUR
ORHOI^E, n. f. — Armoire. On a dit d'abord aumoire (Renaît, V. 3260), et aulmoyre (Villon).
La diphthongae au s'est changée en o; d'où notre mot or moire qui est resté dans la langue française jusqu'au XVII®"^® siècle.
ORTILLE, n. fém. — Ortie (les l sont mouillés) : t Etre sur des ortilles, 9 être gêné, ne pas se tenir d'impatience : a II avait tellement h&te de partir, qu'on aurait dit qu'il était sur des ortilles »
ORTILLË (Être), locution. — Désirer, souhaiter violemment une chose ; même sens que être sur des ortilles : « Elle est ortillée de se marier. 9 C'est la signiGcation du latin urtica, pris au figuré :
Unde
Hœc teligit, Gradive, tues urtica^ nepotes ?
Ju VÉNAL, sat. II, 127.
ORTILLON, n. m. — Orteil. Corap. avec l'italien artiglio. De quelqu'un dont on n'aime pas la visite, on dit proverbialement : « J'aime mieux voir ses talons que ses oriillons, »
ORVER, Orvère, n. masc. — Orvet : « Escarbots, tahons, orverSy hannetons. » {N. Fabrique.)
OSIËRE, n. m. — Osier. Du bas-latin osariœ, oseraies : a Les aucuns portaient hunettes ou cappelines de cuyr bouilly, et les aucuns d'ozièressnr lesquelz avoit une croisure de fer. » (J. Le Fèvre, p. 254.)
Et quand Fedris le vit, n'en donne une osiêre.
(HuG. Capet, p. 151.)
OUÉGHE, contraction de ou est-ce. — « Ouèche qu o'z allez? »
OUI (Pour cha), locution adv. — Assurément : « Voulez-vous vraiment faire des affaires avec moi ? — Pour cha oui. »
OUICHE ! — Exclamation par laquelle on témoigne qu'on a froid.
OÙ QUE, loc. adv. — Là où : « Je te suivrai, ou que t'iras. » En français où que signifie en quelque lieu que, et veut le subjonctif.
OURLON, n. masc. — Hanneton; mot formé par onomatopée de hurler, probablement.
Il Pou : « As-tu uni de gratter tes ourlons.»