‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 166 sur 278 · PAN · texte numérisé non relu

PAN

PADOLE, n. des deux genres. — Paresseux, propre à rien. Comp. avec hadole, du patois poitevin, niais, badaud,

PAILLOT, n. m. — Lit; de paille,

PAIN (Tracher sln), loc. — Mendier. Pain m'nit, corruption de pain bénit.

PALÉE, n. f. — Ce qui peut tenir sur une pelle : « Jeter quelques foUes de terre. » Depalle, pelle, usité dans le Berry.

Les autres, avec leurs pasles, en remplirent les corbeilles. (Rab., Pant., liv. IL)

PALETTE, n. f. — Pelle à feu.

Il Dent incisive : « A-t-il une rangée de palettes ? » Ces dents larges et plates ont la forme d'une petite pelle.

PALOT, n. m. — Palet. On a vu maillot pour maillet. PANCHE, n. f. — Panse.

PANCHE-A-POIS, n. m. — Sobriquet que Ton applique aux gens ventrus et gourmands. C'est le surnom qu'Olivier Basselin donnait aux Anglais dans ses chansons patriotiques :

Ne craignez point à les battre, Ces godons, panches à pois^ Car ung de nous en vault quatre.

Au moins en vault-il bien troys.

PANGHIE, n. f. — S'emploie dans certaines locutions : c En a-telle une panchie ? » en parlant d'une femme qui est près d*accoucher.

Il En prendre une panchie, s'en donner une panchie, faire un bon repas, boire et manger avec exc/ès.

Il Travailler par panchies, travailler à ses heures, par caprice.

PAQ 249

PANGHn, adj. — Pansu : c Allez^ j'ne veux mie m'marier aveuc un gros pan^u comme vous. »

PANNÉE, n. f. — Morceau d'étoffe : c Vo kien a déchiré eune grande pannée d'em robe. »

Au fig. : On dit qu un moissonneur a abattu une grande ou une petite pannée de blé, d'avoine, etc., selon qu'il en a fauché plus ou moins. Ex. : cNous sommes avancés dans notre moidoux, mais nous avons encore une bonne pannée de blé à couper. >

La vieille langue avait despaner, mettre en lambeaux :

L'escu li a brisié et estrouô

Et son hauberc rompu et despané.

Aliscans, V. 5545.

Etym. pannus, bas-latin panna.

PANSÉ (Être bien), loc. — Avoir bien bu, bien mangé : « Il doit être content, car je l'ai renvoyé bien pansé. » Selon Jaubert, cela voudrait dire : Je l'ai renvoyé la panse bien garnie. Il nous semble que dans cette locution panser est pris au figuré et signifie traiter somptueusement, comme dans ce passage de Rabelais :

« Il print dedans Paris cent beaulx jeunes et gualans compaignons bien délibérez et cent belles garses picardes, et les feist bien traiter et bien panser pour huit jours. »

PA01TR, n. m. — Gros lourdaud, rustre; de l'allemand baiier, paysan, d'après Du Méril et Littré. Je préfère le celtique paour qui signifie pauvre, indigent.

PAPIN, n. m. — Bouillie qu'on fait pour les enfants et surtout pour les domestiques dans les fermes.

Paellettc à faire lepapin.

EusT. Desch., Bail.

D'où empapiner, usité anciennement :

€ Le charreton hucha les gens et son maistre qui ouvrirent le

casier, où ils trouvèrent le pouvre prisonnier, doré eiempapinéà^œnh, de fromage, de lait, et aultres choses plus de cent. » (C. N. N., page 324.)

Etym. Pappa ; en latin, bouillie. Anglais, pap.

PÂQUER, V. n. — Faire ses pàques : « Un curé annonçait ainsi à ses paroissiens la clôture de la pâque : « Mes frères, dimanche pro-

paq

ta:

des

Qtieno*'

(fit). »"• - *'"' patcVV ^„ . «%^ ""T natcA- . ««ré

^ Ça■^^'!:-.îi»^ oTV^^^**

IBOl

Kçt^*

cage

ûoWe

voi*

s'aVV^^^

douV*

atû^*'

it^

Page 1