PAR
Comp. .av|C les formes latines permagnus, perbrevis, peragere, etc. Soavent dans le y. fr., on séparait la particule par du mot auquel elle était jointe^ ex. :
Molt par fu bien li destriers acesmés.
Aliscans, V. 8036.
Molt par en a grant joie.
Aliscans, v. 8228.
Il n'a mes c'un sol fil, le petit Loéis, Qui moult par sera liez se le deignon servir.
Aye d'Avignon, v. 274.
PARIURB, n. f. — Pari.
PARLANT, adjectif. — Affable, qui n'est pas Der envers le pauvre inonde : « Madame X... est riche, al est tout de môme bien par^ tante. »
PARLER, V. n. — Faire la cour à une jeune fille : « Pierre va sans doute se marier avec Lisa, car il lui parle depuis longtemps.
Se parler, se courtiser mutuellement, en parlant d'une fille et d'un «arçon.
PARLORER (Se), v. réfl. — Parler avec affectation ; se dit des paysans qui veulent parler comme les gens de la ville, et qui font de la brêlée, (V. ce mot.)
PAROLES, n. fém. plur. — Paroles magiques : a Un sorcier Ta guéri par des paroles. » Les maladies que Ton peut surtout guérir par paroles sont le carreau, la rage, les coliques et les tranchées de chevaux. La formule Anté -4-, Super Aniè + +, Super AnU (f'-f- + H-, accompagnée de signes de croix, est toute-puissante contre les entorses. Une prière à Notre-Dame-de-Sainl-Autreuil guérit sur le champ les tranchées de chevaux. «
PAROLES, n. f. plur. — Langage emphatique, vide de sens. Toutes les fois qu'un paysan entend un discours prétentieux, plein d'antithèses, de phrases ronflttntes, où il ne comprend rien, il le qualifie de la sorte : t Tout ça c'est des paroles, » en d'autres termes, du galimatias double, langage où l'auteur ne se comprend pas lui-même.
Ces phrases de V. Hugo : « La pensée humaine a de très-hautes cimes dans notre époque ; et parmi ces cimes^ Quinet est un sommet.
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