POU Ï
POUANT, n. m. — Un faiseur d embarras; quelquefois un homme malpropre. Du fr. puer,
POUGHIN, n. m. — Poussin. Dériy.pouchinée, troupe de poussins et pouehinière,
POUDRILLER (Se), v. réfl. — Se dit des volatiles et surtout des poules qui se collent le ventre contre terre en été, puis à grands coups d'ailes font voler la poussière autour d'eux. Mot ei^cellent et qui pemt.
POUFFIASSE, n. des deux genres. — Celui, celle qui se donne des airs d'importance et affecte du dédain- pour les pauvres gens. Etym. fouffèr, pouf,
POUILLARD, adj. — Pouilleux; un misérable, un homme quina pas le snu.
Il N. m. Perdreau trop jeune pour être tué.
POULIBR, n. m. — Poulailler.
De vingt porcs il convient qu'il couvre son pallier. De cinquante chapons fournisse son pouillier.
Cl. Gauchet.
Anciennement pouillier signifiait aussi mauvaise auberge, bicoque mal défendue, un vrai nid à poules.
« Tant de noms, tant de victoires ensepvelies sous l'oubliance, rendent ridicule l'espérance d'éterniser notre nom par la prinse de dix argoulets et d'un pouillier qui n'est cogneu que de sa cheute. > (Montaigne.)
Etym. poule, qui se dit poie, en wallon^ et non pou^ pouil, comme le prétend Littré.
POULIOT^ n. m. — Pièce de bois mobile ou tourniquet, placé à l'extrémité postérieure d'un chariot, ou d'une charrette, sur lequel s'enroule le comble. Diminutif de poulie.
POUQUiS, n. f. — Petite sac. Les paysans qui se parlorent disent jouche. Corruption du français poche ; en anglais pouch.
POURCAGHER, v. act. — Courir après les bestiaux, les volailles, et leur faire peur ': « J'ne veux pas que tu pour caches nos vaques comme cha.» En fr. pourchasser.
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POURLÉQUER, v. act. — Lécher tout autour : • SepaurUquer les babaines. >
POURPE, n. m. — Fièvre miliaire, caractérisée par de petits boutons rouges. Du latin purpura.
Pour la suppression de r dans la syllabe finale^ voir Nof, nuUk, aute, etc.
POURSUIVRE, V. act. — Passé déf. : (t Je pourfuis ; fut, , je poursuirai ; cond. , je poursuirais ; subj . , que je poursuiche ; part, passé, poursuit. On dit aussi à Tinfinitif poursuir qui était très-usité autrefois :
Tant qu'il puiat poursuir clergie...
EusT. Debch., Bail.
La forme la plus ancienne est persuir, dans les Lois de GuilL, page 25.
POUSSER pour être prêtre, médecin,^ ingénieur, notaire, etc., loc. — Faire ses études pour devenir ingénieur, etc. : « Min fins est au séminaire, t pousse pour être curé. 9
POUSSIU, adj. — Poussif : « Vendre, acheter un cheval jKNisnti.» Il Asthmatique.
PRÊCHEUX, n. m. — Prêcheur; prédicateur.
PRÊGHOIRE (Chaise), n. f. — La chaire 011 l'on prêche.
PRENDRE, V. act. — Pour la conjugaison, voir apprendre. Il Loc. particulière : « Le temps est prins, » c.-à-d. le mauvais temps va durer.
PRÊT, n. m. — Employé dans cette phrase : « Attraper son pr^(,» qui signifie : 1® recevoir un mauvais coup ; 2® être enceinte, en parlant d'une fille de conduite équivoque.
PRÊTE, n. m. — Prêtre.
PRÉTINTAILLES, n. f. plur. — Grelots que les rouliers et les conducteurs de diligences attachent au cou de leurs chevaux. Par ext. meubles, outils : a II est parti avec toutes ses prétintailles . » Ce mot; dit Littré, semble formé comme prétantaine de pretantan, onoinatopée qui exprime le bruit que font les chevaux en galopant. Cette
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étymologie parait hasardeuse à Scheler qui n'ed propose aacane autre, se contentant de critiquer ceux qui « s'emparent de la ressource des onomatopées, quand les éléments font défaut. »
Le sens que prétintailles a dans notre patois me porte à rattacher ce mot au verbe tentir, ancienne forme de tinter, conservée dans retentir. Hais reste toujours le préfixe ;)r^. qui est embarrassant.
On prononce ovilnaLiremenl pertintailles.
PREUNE, n. f. — Prune. Loc. part. : « Recevoir, attraper une prenne, > être battu, attraper un mauvais coup. Prenne s'emploie quelquefois dans le sens de bon morcean, d'aubaine, comme dans ce passage de la farce de Pathelin :
Je happeraj là une prune^
A tout le moins, sans rien despendre.
Dans Coquillart (Enquête, p. 134), Hoehe-prune est un personnage qui court après les bons morceaux.
Guette-à-preunes^ n. m. Etourdi, qui va le nez en Tair, bayant aux prunes,
PRIER LE BON DIU, loc. — Se dit d'un cheval qui tombe souvent à genoux.
PROUSTE (Être, aller, partir en), locution. — Etre en voyage ; aimer à courir les foires, les marchés : c Ce sont des^ gens qui sont toujours en prouste ; ils feraient mieux de s'occuper de leur ferme. » Le son de ce mot exprime parfaitement un départ précipité.
PROUVAINE, n. f.— Provende, quantité d'avoine que l'on donna à un cheval. Provision de tabac.
c Quand i n'a point sprouvaine à renifler, il est comme perdu. » Quelques-uns disent prouvende, d'oi^ apprauvander, mot qu'on tTOuve dans nos vieux auteurs et qui est très-usité chez nous. L'anoien français avait encore approuvendement, provision.
PUCHE, n. f. — Puce : « Va gratter tes puches ailleurs, » dit-on & quelqu'un dont on veut se débarrasser.
PUCHE-OREILLE, n. f. — Perce-oreille.
PUCHER, V act. — Puiser : • Allez pucher del l'iau al rivière. »