RAB 27S
R. — Cette lettre ne se fait point sentir dans certaines finales mnettes comme 6r«, dreypre, tre, vre; ex. imarbe, crainde, prope, fnaite, live, etc., au lieu de marbre, craindre^ propre, maître, livre.
Elle s*intercale ou se supprime capricieusement dans quelques mots ; ex. : marie, pertrir, merlier, hurler, au lieu de mâle, pétrir, mêlier, hàler ; mélan, merlan, et (fuclquefois mêle, pour merle.
Elle se transpose dans beaucoup de ceux qui commencent par bre^ cre, fre, gre, pre ; ex. : berbis, kerver, Kerpin, Kerton (noms propres Crépin, Creton), fertiller, guerlotter, guernier, pertintailles^ au lieu de brebis, crever, frétiller, grelotter, prétintailles.
Dans le corps des mots la syllabe tre se change fréquemment en ter : enter tenir, enter prendre^ etc.
Remarquez encore le déplacement de r dans porpos, f raine, propos farine.
Enfin, cette lettre ne se prononce pas dans beaucoup de finales en eur et dans certains mots comme loisir, déplaisir, plaisir, sur (préposition), etc. ; ex. : joueu, plaideu, loisi, plaisi, déplaisi, su.
RABETTE, n. f. — Chou-rave qu'on cultive comme plante oléagineuse. Diminutif de rai7e.
RABISTOQUER, v. act.— Raccommoder, réparer de vieux habits, de vieux meubles ; a le même sens que rafistoler. Voir Palsgrave, page 589 : Je bistocque.
RÂBLÉ, adj. — Trapu, qui a les reins solides. Du fr. rable.
RABLOUQUER, v. atc. — Renouer les cordons de ses souliers. (V. ^blouguette . )
RABOENIR, V. n. — Rabonnir, devenir meilleur : « On raboenit vieillissant.» Beboen, bon.
RABODTONNER, v. act. — Boulonner de nouveau.