REU
RESTER, y. n. — - Habiter, demenrer : « II reste habitaellement à Paris. »
RESTOR> n. des deux genres. — Celui des enfants qai reistnable le plus au père, qui continuera, rétablira, pour ainsi dire la famille. La vieille langue avait restor , dédommagement, récompense» et le dérivé restorementj restauration, réparation. Notre mot testor est Tancien français pris dans une acception métapborique.
RÉTÂMPIR, V. act.— Redresser» remettre debout : c n faut aller retampir les villottes abattues par le vent. »
il Au fig.^ remettre quelqu'un à sa place, Tadmonester sévèrement : « Qu'il vienne me trouver, je me charge de le retampir. »
Il Se retampir, verbe réfl. Résister, se redresser, se rengorger : « Guette donc ch' bossu de Savoie, comme i se rétampit ! »
RETAPER (Se), v. réfl. — Mettre ses plus beaux atours.
RiTOQUER, V. act. — Accueillir quelqu'un en l'accablant de reproches.
Il Se rétoquer, v. réfl. Faire des efforts pour soulever un fardeau. Se redresser avec fierté; d'où cette locution : Faire le rëtoquet, qui se dit d'un petit homme fier» opiniâtre, entêté.
R'ÊTRE, V.— Etre de nouveau : «Or* sommes dans not' ancienne ferme. — I r' est parti. » Le patois a gardé de la vieille langue l'usage de donner à un verbe quelconque le sens itératif au moyen de la particule re ; ex. :
Poroit-elle en son cuer trouver Que jamais me peust r*amer ?
Chàst. de Couct, v. 6063
Et si ne resai par quel iestre La treble cose puist une iestre.
Phil. Mouskes, v. 5986.
« Il nous renvironnèrent tout nostre ost. » (Joinville, p. 9i.) RÊTU, adj. — Bien portant, éveillé : i V'ià un éfant bien ritu. n
RSUE, n. f. — Roue.
Il Faire la reue, se dit d'une vache et surtout d'un taureau qui vous menace de ses corne» en mugissant.