‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 210 sur 278 · RUTEBEUF · texte numérisé non relu

RUTEBEUF

Grâces rendent et si saumoient.

RuTBBEUF, Ste M, VEgypt,

SAUTIR, y. act. — Usité dans le sens de saillir : • Faire sautir une vaîbhe, une jument. » Pour le reste, môme sens que le fr. sauter, Sautir n'est irrégulier qu'à rinfinitit et au part, qui fait sauti, aussi souvent que sauté.

On a pu voir plus haut que Ton dit pétir au lieu de péter. Beaucoup de verbes qui sont aujourd'hui de la première conjugaison appartenaient à la seconde par certains de leurs temps. Quelquefois ils avaient denx formes,comme puir elpuer qui sont admis dans lesDict. ^de Richelet et de Furetière.

€ C'est un voyage de foirards ; nous ne faisons que vessir, que péter, que ravasser, que rien faire. » (Rabelais.)

« En telle sorte que Marquet tombit de dessus sa jument^ mieux semblant homme mort que vif. » (Rabelais.^

Ou à tyssir (pour frommages former) Paniers d^osier et fiscelles de jonc.

Marot, Eglog, au Roi,

« C'est jmtr que sentir bon.» (Montaigne).

€ Le pauvre avocat estoit demouré tout peneux de cest effroy et n*osoit plus toussir que par le congé du rodomond. (Sat. Ménippée,

au

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