SER
SÉRIE, n. fém. — Soirée : c II seroit bon que à landy nous
assemblissons en l'ostel de Haroie Ployarde^ ou l'en a accoutumé de tenir la série, environ sept heures du yespre. » (Ev, des Quenouilles.)
Série est la forme picarde du vieux mot sérée.
Je te rendraj bon compte de ma vie, Depuis qu^à toy parlay Tautre serée»
Marot, Epit.
On connaît Touvrage humoristique de 6. Bouchot intitulé les Sérées. Etym. lat. serus.
SERQUEU, n. m. — Cercueil. On trouve dans nos vieux auteurs les formes sarcuel, sarquel, sarqueus, sarcu, sarœu, sarkeu.
En blancs sarcous fait mettre l^s seigneurs.
Ch. de Roland.
...{En unt porte al evesquie U sis sarqueus e sis tombeaux Ert aparillez, gent e beaus.
Benoit de Saintb-More, v. 1690.
n existe dans le département de TOise un village appelé Sarcus, en latin de Sarcaphagis ; les paysans prononcent toujours Serqueus, Cerqueux est encore un village du Blaisois. (Talbert, p. 13.)
n n'est donc guère possible d'admettre avec Burguy que ce mot vient de l'ancien haut-allemand sarc, cercueil, avec la suffixe el.
SERTE, n. f. — Temps pendant lequel sert un domestique dans une ferme^ ordinairement une année entière. Du latin servitium,
SÉRUGIEN, Simglen, n. m. — Chirurgien : a Je mandai mires ei surigiiens, et fisc marchié de lui garir en iiii'^ besans.» (L'emp. Constant, Nouv. du XIII»"»» siècle,)
Je sai une fisicienne, Que à Lions, ne à Viene, Ne tant comme le siècle dure.
N'a si bonne sérurgienne.
RUTEBŒUE.
<c Quant il vint là, il ne pot parler ; plusour des cyrurgiens et des physiciens de l'ost alèrent à li. b (Joinv.^ p. 62.)
SERVIABLE, adj. — Qui peut servir en parlant de certains objets: « Il ne faut pas donner ces vêtements, ils sont encore serviables, j^