SIN
Il Facile à manier^ utile : « Un instrament serviable, »
SERVIR, V. act. — Saillir ; « Il faut faire servir notre jam^nt. » Se dit aussi de l'espèce humaine, avec une acception de mépris : « C'est une femme qui se fait servir par le premier venu. »
Nos vieux auteurs donnaient à ce mot un sens très-approchant du patois : « Elle fist tant que vers elle vindrent deux hommes qui oa temps passé l'avoient en amours bien servie, » (C. N. N., LI«™».)
Il Servir par devant le monde. (Voyez la loc. Etre par devant le monde.)
SEUS, adj . — Seul ; fait au fém. seule, comme en français.
Ki setts vait, seule voie tient.
Rom. des Sept Sages, v. 1869.
SIAU, n. m. — Seau.
Dériv. siautée, n. f. Ce que contient un seau : « Il est si riche qu'il puche l'argent al siautée. »
SIÉ, adv. d'affirmation. — « Vous n'avez pas fait ce que je vous avais commandé ? — Mais sié, je l'ai fait. » Du latin sic est, il en est ainsi ; si è, en italien.
SIEN (LE;, La Sienne, adj. démonst. — Celui, celle : « Le sien qui sortira le dernier fermera la porte. — Tant pis pour les siens qui ne seront pas contents 1 »
SIN, Sen, pron. poss. — Son, devant une consonne initiale : « Il m'a prêté sin k'va.» Dans l'ancien dialecte picard, son faisait au cas sujet sis et au cas régime sen ou sin.
Un edre sur sen cheve.
Fra^ra. de Valenciennes ,
« Et mist li cucns de Gherlre, par devant nous et en la présence
des devant noumeis, sen saiel, sen corps (Jan Van Heilu ; cité
par Burguy.)
Cette forme s'est conservée dans la Haute-Normandie et dans la Picardie, et il n'est pas exact de dire, comme l'a fait Littré^ qae le picard met seulement sin ou 5^n devant une voyelle. (V. Se,)
SINTEUR, n. f. — Senteur.