VAL
VA i — Interjection qu on emploie pour donner plus de force à la pensée ; elle se place ordinairement à la un de la phrase ; ex. : « Je suis bien malade^ va ! — Tu ne viendras jamais à bout de tes affaires, va ! » C'est l'impératif du verbe aller.
Qui es tu, ta, qui vas par ici ?
Rut., II, p. 101.
Lasse, ra, tost les chiens aler.
Henart, V. 1220.
VAGABOND, adj. — Vagabond.
VAILLANT, adjectif. — Actif, laborieux ; c Henri est un vaillaiU ouvrier. — Un tel n'est point assez vaillant pour que je li donne m' fille. »
VALOIR, V. n. — Ce verbe fait vautrai, au futur, et vautrais, au condit. Cette forme qui remonte au X1I^°>^ siècle provient d'une assimilation de / à r.
Adont pensa bien li cuvers Que poi li vaurra sa desfense.
Roman de la Violette^ p. 303.
Petit li vaurra sa raison.
Roman de la Manekine^ v. 662.
« Exemples y pourroit ou prendre dont on vaurrait mieux à la fin. » (Le lai de VOyselet, XIII«"»« siècle, dans Jaubert.)
Le subjonctif se conjugue ainsi : « Que je vauche, que tu vauches^ qu'il vauchCy qu'o valiom, qu'o valèche ou valiez, qu'ils t>aucheni. » H est aisé de reconnaître dans vauche une ancienne forme vauge :
E vers tuz li aït e vauge^
E le maintienge en son poeir.
Benoist, v. 17214.
VAV 336
VANT, n. masc. — Jactanco, vanterie. D'où Monsieur, Madamegrand-Vant, sobriquet dont on baptise les gens à grand fracas.
VAPAIL, n. m. ^ Pièce de bois, en forme de volée, à laquelle on attache les baculs ou les traciers des deux derniers chevaux d'un chariot. (Decorde).
VAQUE, n. f. — Vache, du latin vacca; dériv. vaquier, (Voir le mot Attaquer.)
VAQUETTES (Faire des), loc. ^ Laisser du cidre au fond de son verre. La civilité des paysans défend de faire des raquettes quand on boit plusieurs dans le même verre, ce qui arrive encore de nos jours dans certaines fermes, quoique l'âge d'or soit passé depuis longtemps.
VARIER, V. n. — Hésiter : < Il a varié longtemps, mais il a Gni par se décider. »
Il Etre sur le point de : « Je variais de partir, lorsque la pluie m*a tout à coup empêché. »
VAROQUE, n. masc. — Bâton qui sert à enrouler le comble d'un chariot autour du pouliot, afin de serrer les gerbes. D'où varoquer, serrer au moyen du varoque.
VAROniLLE, n. f. — Grosse toile d'emballage qui sert à essuyer le pavé.
Il Au fig. femme malpropre.
VAROniLLER(Se), v. réfl. — Se salir» se vautrer dans la boue; de varouille.
VASTRIGUER, v. n.— Courir de côté et d'autre ; être continuellement dans les foires et les marchés.
VAUDOISE, n. fém. — Coup de vent subit et violent. Y a-t-il un rapport métaphorique entre ce mot et vandoise, quelquefois vaudoise, poisson du genre des car[)es, appelé aussi dard à cause de la rapidité avec laquelle il s'élance ?
VAVITE, n. f. — Diarrhée.
N^apportez point de vin nouveau ; Car il faict avoir la va tost.
Le Testament de Pathelin.