VEN
VEF, Vêve, adj. — Veuf, veuve ; n. comm. un vef, wievêve.
On a dit d'abord vedu, vedue (du latin viduus) puis Vu se prononça comme une consonne, vedv, qui a donné vef au masculin, et veve, au fémmm.
Ocis i fu Antoine qui d'Avignon fu dus ; Sa famé en devint veve. por l'amitié dolut.
Aye d'Avignon, v. 46.
Le seigneur Dieu les abessés relève....
Garde les étrangers ; Suportera le pupil et la vêve,
BaIf, pseaumes.
Je chante les vertus d'une vaillante vefve.
Du Bart. Judith.
VEILLATIF, adj. — Vigilant : « Quand on a beaucoup d ouvriers, il faut être veillatif. y>
VÉLIN, n. m. — Chair de jeune veau, qui n'est pas bonne a manger : « Ce n'est pas du veau que vous me donnez-là, c'est du vélin,» dit-on à un boucher qui vous sert de mauvaise viande.
VENDERDI, n. raasc. — Vendredi. Pour beaucoup ce jour es& néfaste.
VENIR, V. n. — Prononcez v'nir ; de môme Vnir au lieu de tenir^ Futur, je venrai, plus souvent verrai ; cond. , venrais^ verrait. formes sont du Xlleme et Xni«°»« siècle :
Si t'en venras à pié et moi Déduire es cans tôt à secroi.
Partonopy v. 5093.
Ahi ? Ogicr? mult es plains de folagc Et outragcus, si t'en verra damage.
Ogikr de Danemarche, v. 4289.
Subj., que je vienche, renforcement de l'ancienne forme vieng^ particulière au dialecte normand :
Preiom, s'aveir veus seignorie Jamais en tote Normendie, Que tu od force, senz demore, La vienges défendre et secorrc.
Benoist, v. 15818.