‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 238 sur 278 · VER · texte numérisé non relu

VER

Aux temps composés, venir se conjugue avec avoir : « Il y a bien longtemps qu'oz avez venu dans not' pays. »

Cis a sei'vi ce povre mcnestrcl, Et en mains lieus a venu et aile.

HuoN, V. 7580.

Ainsi se conjuguent les composés : revenir, convenir, parvenir, etc. Tenir, retenir ont les mûmes formes, excepté au part, passé : tint, retint sont plus usités que tenUy retenu,

VÊPE, nom des deux genres. — Guêpe : « Un gros, une grosse rêpe m'a piijué. »

Mais kant ce vint à Fasenblée, Une toespe s'est desseuvrée.

Marib, fab. 56.

Vêpe est tout à fait le latin vespa,

VERBLED, n. masc. — Larve du hanneton, le mans. De t?^r et de bled, c.-à-d. ver qui attaque le blé.

VERDAUD, adj. — Diminutif de vert : « Ces fruits sont encore verdauds. »

VERGUE, n. f. — Verge ; du latin virga.

Il Cheval de vergue, cheval qui est à la droite du conducteur, à portée de la verge ou du fouet.

VER6UETTE, n. f. — Vergette : « Passer par les verguettes, » recevoir le fouet.

VERGUIE, n. fém. — Vergée, mesure de terre. Bas-latin virgia, virgata, dans Du Gange.

VERMAINE, n. f. — Vermine. Au Dg. vaurien, misérable : a Ne fréquente pas cette vermaine. »

VÉROLE, n. fém. — Gros mot qui désigne la petite vérole : « Ma petite fille a la vérole.^

VÉROU, n. m. ^ Verrat.

VERSEUX, euse, n. m. et fém. — Celui, celle qui est chargée de verser à boire aux convives.

Page 1