‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 244 sur 278 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

J'essaie de compléter par ce Supplément le Glossaire de la Vallée d'Yèr es. On y trouvera beaucoup de mots nouveaux qui me sont revenus à la mémoire et un certain nombre de locutions curieuses que j'ai recueillies ça et là, en observant le précepte de Montaigne, c'està-dire en conversant avec un bouvier, un maçon, un charpentier. C'est ainsi que, glanant de tous côtés, j'ai grossi ma gerbe et augmenté mon butin. Il n'y a pas un seul mot dans mon livre que je n'aie entendu plusieurs fois et dont je ne me sois bien fait expliquer le sens par maint exemple, si par hasard il m'était inconnu. Outre qu'un goût particulier m'a porté à ce travail, l'intérêt que l'on commence à prendre aujourd'hui à l'étude de notre vieille langue m'a surtout excité à en rassembler les débris épars dans notre pa- Tois, à rechercher les titres de noblesse de ces mots dont xin grand nombre, nés dans la pourpre, sont en train fie mourir sous les haillons. Quel livre intéressant ne pourrait-on pas composer sur la grandeur et la décadence de certains mots ? Pourquoi, par exemple, et par suite de quelles vicissitudes enfouir (1), qui signifiait

(1). » Adont mouru Salehedins. . . et fa enfouis en la cjmitôre S.-

Nicholai-d'Acre. (Chron, de Rains, p. 113.)

A grant solemnité fa li roys enfouis.

Hug, Capet, p SI.

enterrer solennellement ; mariant (2), qui désignait un homme riche, puissant ; débonnaire (3), qui voulait dire de bonne race, de bonne nature ; lavement (4), qui a été synonyme de baptême, ont-ils perdu leur signification première pour en revêtir une autre plus triviale ou moins illustre? Pourquoi tomhir et ses composés intombir, retombir, ont-ils disparu de la langue littéraire ? Pourquoi chécher^ fiable, craverir ter, brongnes, coMure, potuit, gorron, démenter, éclicher, ramponer, encarauder, randir, randonner, baut, grau ou groey et tant d'autres que l'on rencontre placés au plus bel endroit dans les chansons des trouvères picards et normands, sont-ils venus se perdre dans l'obscurité des villages et des hameaux ? Un grand nombre cependant ne méritaient pas d'être oubliés, parce que chacun d'eux contient un enseignement, une page d'histoire, et qu'ils nous rappellent les usages et les mœurs de nos ancêtres, les invasions des conquérants et le mélange des races. La langue du XVIP siècle est admirablement belle, mais que de mots utiles, indispensables, ont été comme proscrits par la délicatesse exagérée des uns, par le purisme capricieux des autres ? Ils avaient transformé en un parc régulier et élégant notre vieille forêt gauloise : halliers, buissons, folles herbes, étaient impitoyablement arrachés. Quelques rares auteurs de cette époque, Molière, ,

(2). Gentil fa de parage et d'avoir fù matian».

Rou, dans Littrâ.

(3). £ ! gentils ham, chevalier (de bon aire.

Ch. de Roi., y. 2252.

(4). Amen, amen. Dieu soit loué De ce glorieulx lavement.

Mystère de Saint-Clément.

M"" de Sévigné, Lafontaine, protestaient contre cet essart ; le fabuliste surtout ressuscitait les vieux mots qui sentaient les bois^ la campagne et même le fumier; il les recherchait, les remettait en honnçur, parce qu'ils étaient nécessaires, expressifs, et qu'ils ne pouvaient être remplacés que par de longues périphrases. c Le grossier animal qui s'engraisse de glands d, il l'appelait de son vrai nom, et ce n'est pas lui qui, comme Du Belloy, aurait fait une énigme en quatre vers pour dire qu'il ne restait plus un chien à manger dans toute la ville de Calais :

Le plus vil aliment, rebut de la misère.

Mais aux derniers abois ressource horrible et chère.

De la fidélité respectable soutien.

Manque à For prodigué du riche citoyen.

Je ne nie pas que le commerce, l'industrie, les inventions nouvelles aient enrichi notre langue d'une multitude de termes nouveaux dont quelques-uns sont frappés au bon coin et resteront. Mais que de noms d'arbres, de fruits, d'arbustes, de plantes, d'animaux, d'instruments d'agriculture, sont inconnus ailleurs qu'à la campagne et ne volent point dans la bouche des hommes, parce qu'ils n'ont pas d'état civil authentique, semblables à ces héros dont les noms sont restés dans l'oubli parce qu'ils n'ont pas eu la chance d'avoir été chantés par un Homère !

Si nous n^'étions pas élevés dans une indifférence grossière des choses de la campagne, il y a longtemps que nous aurions recueilli ces enfants perdus, et longtemps que nos poètes, nos écrivains, les auraient produits à la lumière. N'avons-nous pas d'ailleurs démontré suffisamment que quelques-uns ont une histoire et quelque-

fois même une généalogie illustre ? Je ne répéterai pas à ce propos les plaintes de La Bruyère ; mais demandez à un citadin normand ce qu'on entend par broutard, bouilletj coqvénCj doguin, douverret, faude, enféronner, termes usités non-seulement dans la vallée d'Yères, mais encore dans toute sa province : ou il avouera son ignorance, ou il vous répondra tout de travers. En revanche, il ne se trompe point sur la signification de warrant, dock, railway, tender, turf, sport, et il se démantibule consciencieusement la mâchoire à prononcer mal une foule d'autres mots venus de la terre étrangère, fet qui sonnent aux oreilles françaises je ne sais quoi de barbare.

Je suis bien loin de dire qu'il faut négliger les langues étrangères, mais avant tout ne devons-nous pas connaître la nôtre à fond ? Est-ce savoir le français que de l'étudier seulement dans les œuvres des écrivains du du XVII* siècle, et ne faut-il pas remonter plus haut que Louis XIV ? Il n'est point en Europe de nation qui ait eu du XIP au XVP siècle une littérature aussi variée, aussi riche que la nôtre ; et cependant, pour combien de personnes, même éclairées, nos origines, l'histoire de notre esprit, manifesté dans des productions de tout genre, ne sont-elles pas lettre morte ? Nous avons des chants héroïques que la Grèce eût gravés sur le marbre de ses temples et dans le cœur de ses éphèbes, et c'est à peine si quelques élèves de nos lycées connaissent môme de nom la chanson de Roland. Les maîtres eux-mêmes, comme de parti pris, ne sont pas moins ignorants : un professeur sorti de l'Ecole normale me demandait sérieusement si dès le XII? siècle on écrivait le français en Lorraine. Il semble que nous en sommes restés à

EX

Voltaire qui n*eùt tenu aucun compte du moyen-âge, si ces siècles qu'il appelle, comme Boileau, grossiers, n'ayaient préparé le laborieux enfantement du règne de Louis XIV. En Allemagne, de nombreux professeurs expliquent, commentent, devant une jeunesse studieuse, les œuvres de nos vieux trouvères : faut-il que ce soit des étrangers, pour ne pas dire des ennemis, qui nous apprennent à connaître nos ancêtres, à comprendre leur langue, à renouer le passé au présent, qui nous donnent, en un mot, des leçons de philologie en même temps que de patriotisme ?

Démontrer que, malgré les progrès de la civilisation, en dépit des chemins de fer, des fleuves et des rivières, ces chemins qui marchent, Tinfluence des fondateurs de notre langue n'est point morte, que leur idiome primitif s'est précieusement conservé au fond de nos campagnes, qu'une multitude de locutions pittoresques, de comparaisons naïves tirées de nos trouvères ont passé de bouche en bouche et se sont transmises de génération en génération, tel est le but que je me suis efforcé d'atteindre en composant le Glossaire de la Vallée d^Yères. Il peut se faire que j'aie exagéré le rapport qui existe entre la vieille langue et le patois actuel, car on abonde toujours dans son sens ; tout au moins, la thèse méritait d'être discutée. Un philologue véritable eût trouvé là matière à un article aussi intéressant qu'instructif. Au lieu d'examiner mon livre à ce point de vue, on a préféré, parce que j'ai écrit ^or et tauriaUy caine et coquêne, facheine et famaine^ me critiquer sans merci sur mon chaos orthographique (1). Mon cri- Ci). Voir la B,ef>ue critique dn 12 mai 1877.

tique feint assurément d'ignorer que j'ai écrit ces mots tels que je les ai trouvés dans les anciens textes. Qui ne sait que dans nos vieux auteurs quêne est orthographié quesne, caisne, kaisne et kesne ? Le nom propre Beaucaisne sonne comme Beauquesne, Caisnoy comme Quesnoi^ et cela n'a rien d'illogique, car aux XIP et XII? siècles, ca, co, eu, se prononcent de la même façon que ka, kOj ku et qua^ quo, qu. C'est ce qui explique les formes caisne et quesne, carquier, quarquier, karquier, karete et caretôy cartée et quartéCy cascune et casqune, que Ton rencontre souvent dans le même texte et dans la même page. Quant au mot tor, comme je l'ai toujours trouvé écrit de cette manière jusqu'au temps de Villon, et même au delà, il est tout naturel que je n'aie pas préféré taur, orthographe plus moderne. J'ai eu tort peut-être d'écrire fdcheine et famaine : personne cependant n'ignore que, aux XIP et XIIP siècles, les diphthongues étymologiques ai et ei avaient un son identique, en sorte que les formes avaineeX aveine, plain ei plein, sont tout-à-fait homophones.

Mon critique, qui signe 0. 0., va jusqu'à me chicaner sur la prononciation des habitants de la Vallée d'Yères, et c'est là que je puis l'accuser d'outrecuidance. Il voudrait me faire croire que je suis sourd ; que mes compatriotes ne disent pas C7*irey fauque, avoir, boire, savoir, mr, grisir, courias, etc., mais cri, fax, aveir, beire, savei, veir, couriache. J'ai habité cette vallée pendant vingt ans ; je n'ai jamais cessé d'y passer chaque année deux ou trois mois ; je répète que, pour m'instruire, je m'entretiens avec le premier venu, Uji bouvier, un charretier, un maçon ; c'est égal, ;cette

prononciation n'existant pas dans le petit coin qui a vu naître mon critique, elle ne doit pas exister ailleurs. Ainsi argumente M. 0. 0., oubliant que j'avais dit dans la préface de mon livre qu'en général les finales des mots sonnaient fortement, que mon patois gros et rude était mêlé de picard et de normand. Parce que / mouillée n'existe pas dans certaines régions de la Normandie, dans le Bessin, par exemple, il affirme que tous les Normands prononcent arsoule, comale, ceU' yeVy droule ; mais qu'il vienne dans nos villages, et lorsqu'il entendra dans les rues un marchand de moules crier des mouilles y une^ femme dire qu'elle va cueil' 1er des ortilles pour ses picots, je le défie bien de soutenir que l mouillée n'existe pas chez nous. De ce que nos paysans disent jyétiot et pékioty il en tire aussitôt cette conclusion qu'ils doivent prononcer chimequière, parce que ti + voyelle, se change en A?t + voyelle. J'en demande pardon à mon critique ; on n'a jamais dit dans notre vallée : renquier, morquier, méquier, raquier, enquier^ piquieuXy au lieu de rentier, mortier, métier, ratier, entier, pitieux. Je lui dirai donc en bon français : « Monsieur, ayez pitié de mon ignorance, et faites-moi l'amitié de retrancher la moitié de votre critique », et non pas : ayez piquié, faites-moi Vamiquié de retrancher la moiquié, etc. Il est très-facile de faire des règles, mais je crois que les patois n'en admettent guère. S'il en était autrement, ce ne seraient plus des patois, mais des langues parfaites, des langues comme il n'y en a pas. Chez nous, les gens de la vallée ne prononcent pas comme ceux de la plaine, à tel point que les uns trouvent ridicule ou incompréhensible le langage des autres. Dans un rayon

de trois ou quatre lieues, je note que la finale eur des substantifs non verbaux, comme douleur y malheur , peur, sonne ici eur, comme en français ; là, ure^ plus loin, eu. Allez maintenant établir pour toute une province des règles de prononciation. Cela me rappelle que dans la dernière réunion des délégués des Sociétés savantes, un savant à systèmes, M. Joret, qui a fait un gros livre, je crois, sur le rôle du c dans les langues romanes, a prononcé doctoralement cet axiome : « Dans le patois normand, c suivi de a a conservé sa valeur gutturale ; suivi de e ou /, il s'est changé en ch. » La première affirmation^st déjà contestable, car en normand et en picard le son ke représente aussi bien et aussi souvent que le son ca le c latin suivi d'un a : k'min, k'va, hfveu. Quant à la seconde, elle est plus que discutable, elle est insoutenable. Je n'ai jamais entendu dire chez nous maliche, chité, chiter, sauchiche, cheler, viche, chertain, chérébral, chélèbre, prinche, chéleste, chitoyen, chentime, quoique Ton prononce chent, chentième, chivot, etc. C'est dans le pur dialecte picard que ces formes subsistent^ et encore dans les monuments même les mieux caractérisés de ce dialecte, l'usage français est-il souvent en concurrence avec l'usage picard, de sorte que Ton trouve maintes fois ce à côté de che. Je ne prétends pas apprendre à M. Joret que dans les vieilles chartes picardes, qui ont le mérite d'offrir le langage vulgaire dans toute sa vérité, on trouve, par exemple, calice, cirographe, grâce, j)réjudice, décembre, à côté des formes ju^tiche, chertés, connaissanche, etc. A plus forte raison n'est-il pas étonnant que notre patois, qui est un composé de picard et de normand^ tantôt admette

tantôt rejette le ch chuintant. C'est surtout dans les tennes d'un emploi rare, ou relativement modernes, que l'usage français a prévalu, et pom* cette raison j'ai dû écrire centime, récent, rancer, censément, cérébral, etc., et non pas chentime, réchent, rancher, chensément, chéi^ébral. On remarquera que je n'invoque point l'autorité des œuvres littéraires où les copistes ont pu substituer leur orthographe à celle des auteurs, car j'aurais trop beau jeu. Ainsi dans Doon de Mayence, poëme écrit dans le dialecte picard, la première tirade monorine contient quatorze vers terminés en che, huit en ce, un en ge. Il n'est pas possible de soutenir que les notations che, ce, ge, aient une valeur identique.

Je reviens à mon critique M. 0. 0. qui ne me paraît faire qu'un avec M. Joret. Il est impossible de mettre en doute sa science philologique qu'il fait, d'ailleurs, sonner très-haut, à tel point que Du Méril, Burguy, ont faitj selon lui, leur temps, et qu'ils ne sont même plus bons à consulter. C'est toujours l'histoire du nain qui, monté sur les épaules du géant, se croit plus grand que celui qui le porte. Mais je puis suspecter sa bonne foi lorsqu'il me reproche des fautes qtie je n'ai point com- . mises. Ainsi il me fait un crime d'écrire kfva, k'ville, et de conserver Ve muet dans venir et tenir. S'il m'eût lu avec attention, il aurait vu que j'ai fait cette remarque : a prononcez v^ni7^, Vnir. » A l'en croire, j'ai dit que chenu était fort usité à Paris : non, monsiem*, ce n'est pas moi qui ai dit cela. Parce que j'ai fait remarmarquer que les formes patoises éraites, venderaites, recevraites, se rapprochent du latin haberetis, venderetis, reclperetis, ce que personne, à moins d'être

aveugle et sourd, ne peut contester, voilà que je suis accusé de faire dériver le conditionnel français de Timparfaitdu subjonctif latin. C'est là une idée grotesque qui ne m'a jamais traversé la cervelle, mais mon hypercritique n'y regarde pas de si près.

Il paraît encore que j'ai eu tort de prouver l'authenticité d'un mot normand tour à tour à l'aide d'Eustache Deschamps, de Marot, de Montaigne, de La Fontaine, écrivains étrangers à notre province . N'est-ce pas comme si Ton reprochait à Littré de citer dans l'historique des mots français des passages de Villehardouin, de Frois- 5art, de Rabelais, de Montaigne, sous prétexte que ces auteurs ne sont pas de l'Ile-de-France, que l'un a écrit en champenois, l'autre en picard, celui-ci en tourangeau, celui-là dans la langue du Poitou et de la Saintonge ? M. 0. 0. qui me refuse tout, excepté la variété des connaissances et la vivacité de V esprit (c'est toujours quelque chose),s'en prend aussi à mes étymologies dont quelques-unes lui paraissent fantaisistes. En matière étymologique, je prétends moins que personne être infaillible ; d'illustres savants comme Ménage, et bien d'autres avant et après lui, m'ont appris tout ce que cette science cache de pièges, et je me suis bien gardé de trancher du docteur. Il eût été bon pour moi. que M. 0. 0. se souvînt de ce précepte d'un ancien qui disait : a mieux vaut approuver celui qui donne facilement beaucoup d'explications sur les origines des mots que de critiquer celui qui ne peut pas les donner toutes ; d'autant plus qu'en matière d'étymologie on ne peut pas rendre raison de tout. » Je n'ai vraiment pas de bonheur. Un autre critique aussi sévère, mais plus généreux, n'eût pas manqué de rectifier ijies

erreurs, et au lieu de donner maintes nasardes sur mon nez à Du Méril, à Burguy, à Jaubert, il m'aurait éclairé sur Torigine de aldauce^ bédahUj bistalot, hulotte, cahonner, chachaSj clatre, échorter, étampir, fourciner, greuillie, jorer, maribrail, payon,, ranquillie, et autres pareils ; tandis que M. 0. 0. a gardé avec un soin jaloux son trésor d'érudition, en sorte que je n'ai point de remerciement à lui faire, et que ces mots cherchent toujours comme devant leur historien.

Tout cela prouve, comme dit le proverbe, que l'on ne peut contenter tout le monde et son père. Heureusement que des philologues éminents comme MM. Chassang, inspecteur général de l'Université, Frédéric Baudry, le savant collaborateur de Littré, ont été plus indulgents pour mon travail, et m'ont dédommagé par leurs éloges de cette critique peu bienveillante et par trop doctorale. Les vrais savants sont comme les forts : ils sont doux. Ils pensent peut-être aussi, comme je ne sais plus quel vieil auteur, qu'il n'y a point de si méchant livre dont on ne puisse extraire quelque chose de bon. Tel a été sans doute l'avis de Littré qui n'a pas dédaigné de tirei'^ incessamment des notes du Glossaire de la Vallée d'Y ères, comme le témoigne le Supplément à son Dictionnaire, ce livre d'or de la langue française ; tel a été encore celui de l'Académie française qui, par l'organe de M. Doucet, a distingué mon livre et l'a mentionné honorablement.

Des Auteurs et des Ouvrages cités dans ce

Supplément

Adenis Ll Rois. — Les Enfances Ogier, pub. par A. Scheler.

Bruxelles, 1876.

Adonis Ll Rois. — Baeves de Commarchis^ pob. par A. Scheler.

Bruxelles, 1874.

Adenis Ll Rois. — Li Roumans de Cleomadès, pub. par A. Van

Hasselt. Bruxelles^ 1866.

Ancien Tbi&tre français, 11 vol. pub. par YioUet Le Duc. Paris.

Jannet. 1854.

Boncbet. — Les Serees, pub. par G.-E. Roybet. Paris. Lemerre.

Rnin de la Montaigne, pub. par P. Heyer. Paris. Firmin-Didot.

Oiansons dn XV* siècle, pub. par 6. Paris. Paris. Firmin-Didot.

Chronique de Ralns, pub. par L. Paris. Paris. Techener. 1837. Conquête de Jérusalem, pub. par G. Hippeau. Paris. Aubry. 1868. Contejean. — Glossaire du patois de Montbéliard. 1875. Darmesteter. — Traité de la formation des mots composés dans la

langue française. Paris. Vicweg. 1875.

Dolopathos (Ll Romans de), pub. par C. Brunet et A. de Montai-

glon. Paris. Jannet. 1856.

Doon de Hayence, Chanson de geste^ pub. par A. Pey. Paris. Yieweg.

xvn

Floovant, Chanson de geste^ pub. par F. Gaessard et Michelant.

Paris. Vieweg. 1859.

Gacbet. — Glossaire roman. Bruxelles. 1859.

Gaufrey, Chanson de geste, pub. par F. Guessard et Chabaille. Paris.

Vieweg. 1859.

Gérard de Rossillon, pub. par Francisque-Michel. Jannet, 1856. Guerre de Mets, pub. par De Bouteiller. Paris. Firmin-Didot. 1875. Goillaume de Paleme, pub. par H. Michelant. Paris. Firmin-Didot.

La Gurne. — Dictionnaire hist. de l'ancien langage français, pub.

par Favre. Champion. Paris.

Mystère de Saint-Clément, pub. par Abel.

Raynaud. — Etude sur le dialecte picard dans le Ponthieu. Vieweg.

Paris. 1876.

Roman (Le) du Renart, supplément, variantes, par P. Chabaille.

Paris. 1835.

Trouvères belges du XII® an XIV« siècle, pub. par A. Scheler.

Bruxelles. 1876.

Watriquet de Gouvin (Dits de), pub. par A. Scheler. Bruxelles.

SUPPLÉMENT Aïï GLOSSAIKE

DE LA

ABOTARD, arde. — adj. pris subst. — Chien, chienne, qai aboie continaellement.

Il Celai, celle qai importane par son caqaet, ses criailleries.

ADITER (S*), V. réfl.— Hanter ane maison, an endroit ; s'y plaire, s*7 attacher. « Pierre s'adite dans la maison de Paal ; il n'en sort que poar y rentrer. »

Ce verbe est sartoat usité au part, adité, qui signifie choisi, préféré, c II est si délicat qu'il lui faut des plats adités. — Ce marchand a des pratiques aditées. — Le lièvre se gite en des places aditées, >

Etym. lat. aditare, aller fréquemment vers.

AFFAUDER, v. act. — Manger la part d'un autre ; se dit des personnes et des animaux. « J'ai deux k'vas dans m'n écurie, l'un affàude l'autre.

Etym. ad et fraudare.

AFFULER.— Ajoutez: on trouve, mais rarement, le substantif a/u{ :

Puis sur le banc sont les maîtresses Ifaful de testes et de habitz.

Ane, Poés, XI. Monol. d^an clerc de taverne.

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