SUR
On remarquera que cet r épenthétique suit généralement les lettres Vy f, et surtout les dentales d, t. A Montbéliard, amandre se dit au lieu de amande ; à Vire, chardron, cardron pour diardon, comme au temps de Jean Le Houx :
Pourquoi ne croist sur mon tombeau Que du chardron qui l'environne ?
— Qui n'a jamais beu que de Peau Ne produit herbe qui soit bonne.
Jean Le Houx, p. 90.
Un poète que je crois ^ bas-normand, Jean Joret, a composé un poème intitulé le Jardrin solitaire, forme qui se retrouve encore ailleurs :
Je me suis adventuré.
En nos jardrins suis entré Pour cueillir rose ou bouton En ceste nouvelle saison.
Chansons du XV* Siècle, p. 9, pub. par M. G. Paris.
Les noms de famille Lecointe, Lecointre, si communs en Normandie, sont absolument synonymes et signifient tous deux « rhomme. instruit» cultivé, gracieux, aimable, » de Tancien adj. cointe,
SI6NALS, n. m. plur. — Eclairs de chaleur ; on dit encore calinage.
SOIE. — Ajoutez :
Ma grant hache prendrai en leure,
Mon sizel, ma soie, ma congnie.
Myst. de Saint-Clément, p. 53.
SONGNIEy n. f. — Pièce de bois transversale sur laquelle s'appuie l'allonge d'un chariot.
SOUÉ. — Ajoutez :
Mais bien je voy Que suis auprès de la fontainne Et meurs de soy,
Chans. du XV^ Siècle, p. 142.
SOUFFLÉE, n. f. — Expiration violente : o Avons-nous fait des soufflées pour monter Tcôte ?» Ce mot, dit Littré, était usité au XVI» siècle.
SURGAUD, adj. — Employé dans cette locution : « I hiXsurcaud », il fait un temps lourd, très-chaud. Mot composé de sur eXcaud (chaud), comp. avec le français surayuy surhumain^ etc.