‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 273 sur 278 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

On remarquera que cet r épenthétique suit généralement les lettres Vy f, et surtout les dentales d, t. A Montbéliard, amandre se dit au lieu de amande ; à Vire, chardron, cardron pour diardon, comme au temps de Jean Le Houx :

Pourquoi ne croist sur mon tombeau Que du chardron qui l'environne ?

— Qui n'a jamais beu que de Peau Ne produit herbe qui soit bonne.

Jean Le Houx, p. 90.

Un poète que je crois ^ bas-normand, Jean Joret, a composé un poème intitulé le Jardrin solitaire, forme qui se retrouve encore ailleurs :

Je me suis adventuré.

En nos jardrins suis entré Pour cueillir rose ou bouton En ceste nouvelle saison.

Chansons du XV* Siècle, p. 9, pub. par M. G. Paris.

Les noms de famille Lecointe, Lecointre, si communs en Normandie, sont absolument synonymes et signifient tous deux « rhomme. instruit» cultivé, gracieux, aimable, » de Tancien adj. cointe,

SI6NALS, n. m. plur. — Eclairs de chaleur ; on dit encore calinage.

SOIE. — Ajoutez :

Ma grant hache prendrai en leure,

Mon sizel, ma soie, ma congnie.

Myst. de Saint-Clément, p. 53.

SONGNIEy n. f. — Pièce de bois transversale sur laquelle s'appuie l'allonge d'un chariot.

SOUÉ. — Ajoutez :

Mais bien je voy Que suis auprès de la fontainne Et meurs de soy,

Chans. du XV^ Siècle, p. 142.

SOUFFLÉE, n. f. — Expiration violente : o Avons-nous fait des soufflées pour monter Tcôte ?» Ce mot, dit Littré, était usité au XVI» siècle.

SURGAUD, adj. — Employé dans cette locution : « I hiXsurcaud », il fait un temps lourd, très-chaud. Mot composé de sur eXcaud (chaud), comp. avec le français surayuy surhumain^ etc.

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