‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 272 sur 278 · RUF · texte numérisé non relu

RUF

RIMER. — Ajoutez :

Cette saison (PhiTer) est fort encline A venter, plu voir et rimer.

Ane, Poés., XII; Prénostieation des Songe^creux.

RIPE. — Ajoutez :

« Brodier ! puant ! ripeulx !

Ane. ThédU, III. 314.

R06ER-B0NTEHPS, n. m. — Homme sans souci, qui ne pense jamais au lendemain et qui est toujours d'humeur joyeuse. Ce \j^ national de Roger-Bontemps paraît avoir été créé par Roger de Collerye, « le roi des bons compagnons, le prince de toute joyeuseté. » Littré donne à ce mot une autre origine historique qui peut^ il me semble, être discutée.

Au fém., une vraie Roger-Bontempà.

RONFLÉE, n. f. — RonDement. « I fait des ronfUes à réveiller les morts. »

RONGNIiR, V. act. — Forme mouillée de rony^r : « Cette affaire-là me rongne, » me préoccupe extrêmement.

ROULE, n. m. — Râle : c Le roule de la mort. »

RUFLE, RUFE, adj. — Bien portant, vigoureux. Au fig. : « I n'est pas ru/ïéf, ») c.-à-d. ses affaires vont mal, il n'est pas riche.

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SACCAGER^ V. act. — Ennuyer, importuner : o Quel éfan ! il est toujou à vous saccager t »

SAN6-MÊLER. — Ajoutez :

"Je croy que ceste-cy me fera sang^mesUr, •

P. Troterel, Les Corrivaxvx,

SANSANDRE, n. propre. —Alexandre.

SCHLIN6DER, v. n. — Sentir mauvais de la bouche, des pieds^ mot d*argot qu'on peut rapprocher de l'allemand stinken.

SERCLEUX, n. m. — Sarcleur : t Car, ce faisant, j'espargne les sercleurs, qui gaignent argent. » (Rabelais.)

SEVRE, n. f. — Sève. Nos paysans prononcent aussi gaffre au lieu de gaffe, vivre (poisson) au lieu de vive. Comp. ces formes avec les mots suivants qui dérivent du latin : pertris, v. fr. ; perdrix, fr. mod., de perdix, velours de villosus, registre de regestum, fronde de funda, chanvre de cannabis. Nous lisons dans les vieux auteurs évangèlistre, célestre, arbalestre, pertruis, etc :

Celui évangélistre amoit, Après Dieu seignor le clamoit.

RUTEBEUP, II, p. 323.

' Mist sonVhief fors par la feneetre

Pour gracier le roi célestre.

RUTEBEUP, II, p. 351.

Par un pertruis de la paroit A esgardé, si Ta veu.

Gruill. de Paleme.

«r Tendirent los très et lor pavellons tout entour le castiel au giet d'une arbalestre à tour. » {Chron. de Rains, p. 66.)

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