‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 32 sur 278 · SS BRO · texte numérisé non relu

SS BRO

homme brusque et bratal, à on enfant qui casse, abime, déchire tout ce qa'fl a.

BB0I6RS, n. f. pliir. — Tétins de la truie. On appelait kvyM an moyen-âge, do mot celtique knnm^ sein, mamelle, en bas-lat. hrmmea, brmmia, la cuirasse qui serrait spédalenent à proléger la poitrine :

lÀ krogne c*ot Testne ae 11 Tant one haire.

Cit. par Du Camob.

n Tcsti une brtngne fort et roide et tenant Qui one ne fîi faoBsée par nulle arme tranchant.

Atb D^ÀTieiioif, T. 378.

La bonne broine M perça et rompi.

Gabcc . T. 3199.

Dans le kjmrique, brama signifie allaiter. Le terme primitif est be^ bnmmm^ nom que saint Domitien ^BoUand, l*' juillet) donna à la pfais grande des fontaines qu*il trouTa dans le désert appdé depuis kbnmMnuis locus. (BeUoguet, Ethn. gaul., 213.)

BBOQUS, n. f. — Broche. Dér. débroquer, nàro^mer, brofueiU^ petite broche. Ce dernier mot s'empkûe le plus souTent dans un sens obscène.

BBOSQUII, n. m. — Brodequin. AU. buskim. Diei (ait Tenir ce mot du grec pipoK, cuir.

BB08SI (Ça ISidQ, loc. — (Test un espoir déçu : « Je cooqitais sur un remerciement, mais ça m'a fait drosse. »

BB08SÉB, n. f. — Yolée de coups de poing ou de bâton. Pour rendre la même idée, les paysans normands, nés aussi batailleurs que chicaneurs, ont une multitude d'expressions, dont qudques-anes très-métaphoriques, comme : « Donner une peignée, une raclée, une rainsée, une dégelée, une ramonée, une brûlée, une pile, une graisse, une douflie, une tatouille, une tournée, une roulée, une tordiée, une tripotée, une trempe, etc., etc.»

BR08SIR, T. act. — Donner une bnmée ; on dit encore brmcàer, pron. picarde.

BBOU, n. m. — Gui.

BBOUACHIIIB, T. n.— Se dit dune petite pluie fine qui tombe;

BDG BS

T«rbe formé de brouée qui parait Tenir de brunui, selon Du Gange ; de l'anglo-saxon, brodh, vapeur, selon Diez. Citons encore, d'après Belloguet, l'irlandais braon, le gaélique broen, goutte d'eau, pluie.

BROUILLARDIR, y. n. — Faire du brouillard. Pourquoi l'Académie a-t-elle rejeté ce verbe ainsi que brouilUuser ?

BROUSTILLIS, n. f. plur. — Menues branches, pour brautiUei. De l'anglo-saxon braust, pousse, rejeton^ jet.

BROUTARD, n. m. — Veau de un à deux ans qu'on élève dans les herbages.

BRÛLÉS, n. f. — Volée de coups : « Il a reçu une fameuse brûlée. »

BRÛLER, V. n. — ; Terme de jju; dépasser la ligne tracée par les joueurs.

Il Ne pouvoir garder son argent : « L'argent lui brûk les mains. — Cependant notre argent nous brûle ei ne travaille point.» Qt.^ de Sévigné.)

BRÛLB-TOUT, ad]. — Prodigue, dépensier; mot formé comme briie-Umt, boU'taut.

BRÛLOIR, n. m. — Machine pour brûler le café.

BSINER, V. n. — Se dit des vaches qui se mettent à courir de tous côtés, lorsqu'elles sont piquées par les taons. Ce mot est formé de bsin ! bsin ! onomatopée qui exprime le sifflement des mouches bovines.

Peut-être de l'allemand biss , morsure ; ancien haut-allem^d , bize.

BUGHEUX, adj.— Laborieux : « Celui-là c'est un bucheux, il abat de la besogne. »

BUGHON, n. m. — Buisson : « En petit fru^c^n trove l'emgrant lever.» (L. de Lincy, Prov. H, 475.)

Tu lez li bouchons Sinay.

Rut., lea IX Joies de Nostre^Dame,

Il Nom d'un hameau sur TYères.

BUGHONNER^ v. n. -- Se cacher dans ou derrière les buckans.

Bl BU?

Aa fig., on dit qne le solefl kukomme lorsqa'fl se cadie soos les

BUim, n. f. — OaTertore pour hisser pénétrer le jour dans une cire. Foor rétrm., ToirMkof.

BUHOT, n. m. — Tayata de cheminée :t Je n'aime point à perdre de Toe el bmkoii'em k'minaie. 9 Selon Littré, bmkoiykmiaty Tent dire toyan et est on diminutif de kmie. «T. Da Cange an mot Mb^f^rtu. )

En sa meson n'ot noie entrée Fors on bwot quant est fermée.

Ren. dans LnrmÉ.

Dans le pays de Bray, le bmkoi se nomme imet on tmait. A Bayeox, kmkoi 5igni6e piège à taape:>. — De hmie, bas-lat. hoia, ceps^ entrave.

BULOm. n. f. — CbèneTotte : « ADamer son lea aTer des km-

BUQnOIBI. n. f. — Petite camommi^ faite avec an bout de sarean dans lequel les enfants introduisent deux balles d'êloope. dont Tune poa»sêe arer un pedc bâton cbasse l'autre qui fait explosion. Cest ce que Rabelais apf^Ue un petit camom ie tmiz. \PmU,y Ht. 11^ 19. • Du pifard kmqmer. frapfi^r. retentir.

BUTTB. n. f. — Terme de jeu : « Jouer à la kmttf^ on «core an èmty > jouer an bouchon.

BÏÏTATIR. T. n. — Aimer à boire : boire sans dtsciêtion.

BÏÏTATIKR. adj. — Irrogne.

BinmiB, n. f . — Partie de boisson : « Tout ce qull ga^ne, fl le dépense en kmteriet. •

Le long TeiUer. les ^ncr^nV*, Ont eneendr^ de» nJTerîes

Et de* forears

Marot. 1« colL dErmsmte.

En mati^n? de b^vr^rie^ Quant à moT, toajoors je prétens, A anticiper ma partie.

J. Le Hont.

t Eux tenant ces menus profKks de ^oti^. Gargamelle commença se porter mal. » \^Rab.. nr. 6.>

CAC BB

GABALEUX, adj. — Intrigant, fourbe, hàblear; au fém., cabaleuse, très-asité.

GABEINE, n. f. — Cabane, a la maison roulante du berger.»

GABEUILLER, v. act. — Chasser, effrayer les animaux de basse cour. « Yot' chien a cabeuillé nos pules . »

CABOCHARD, adj. — Entêté, qui a la caboche dure.

CABOCHER, V. act. — Frapper, blesser à la tète : «J'ai tiré un lièvre que j'ai joliment caboche. y>

CAB0R6NE, n. m. — Petit poisson à grosse tôto qui se met ordinairement sous les cailloux dans les petites rivières. Etym. caput, tête, par l'intermédiaire de la forme cab ou cap. On l'appelle aussi castelot, capsot.9 Tout le bas do la côte se trouve couvert de truites... capsots, tanches, écrevisses.» (iV. Fabrique.)

CACHARD, adj. — Paresseux ; qu'on ne peut faire marcher qu'à coups de fouet. « Cheval cachard.n

GACHE, n. f. — Chasse. « Prendre un permis de cache, i> Il Vache, chienne en cache, en rut. Dans le Berry, chassotieille désigne une vache en chaleur, et chassouer un taureau.

Il N'être pas au bout de ses caches, loc. Avoir beaucoup à faire ou à souffrir : « Il croit être quitte avec moi, mais il n'est pas au bout de ses caches . »

CACHE-HONNEIES, Cache-Honte, n. m. — Garçon meunier qui parcourt les villages pour recueillir les sacs de blé et les porter au moulin. Moute vient du bas-latin molta, formé de molitum, molere, moudre. Au moyen-àge, inoute était un droit principal qu'on acquit-

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