CAD
tait pour faire moudre son grain, et, par extension, il sîgmfiait
moulin.
Taz en jur sont semuns de plaiz :
Plaiz de forez, plaiz de moneies^ Plaiz de parprises, plaiz de Teies, Plaiz debiès, plaiz de moutes..,.
R. DE Rou.
CACHER, T. act. — Chasser :
Plos de .L. au branc en détrencha.
Tonte la me Ters le pont les cacha,
Aliscans, t. 2148.
GACHIUX. n. m. — Chasseor. Dicton :
Métier de cacheux.
Métier de pékeux, Cest métiers de gnenx.
Il Garçon meonier^ synon.de cacke-moneies.
GACHOIRE, n. f. — Fonet.
Il Coup de cachoire, dernier verre qu on offre à ses convives avant le départ.
CACHOTTIER, ère, adj. — Celai, celle qai fait mystère de tont.
CADET, n. et adj. — Anciennement soldat engagé; doù mauvais SQJet :a C'est un drôle de cadet; » et ironiquement:* un rude cadet. 9
Cadette, femme hardie, entreprenante.
Cadet a encore le sens de moindre : c C'est le cadet de mes soucis. B
Il Derrière : « Veux-tu baiser cadet ? »
CADOS, n. m. — Fauteuil ; mot évidemment composé de cayère, ckaière, et de dos ou dossier.
Cados= chaise à dos : « A lui, pour le fust d'une autre chaiêre à dossier ...» (Douet-d'Arcq, Compte de VArg. du Roi,)
CADRAN, n. m. — «Se casser le cadran; tomber sur le cadran^ » c'est faire une chute sur ce que Th. Gauthier appelle précieusement l'antithèse du devant.
CADRER, V. n. — S'entendre bien avec quelqu'un : «Ce sont deux fripons qui cadrent bien ensemble. » Ils sont en rapport comme le cadre et la gravure.
CAO 87
CAFIAU, n. m. — Mauvais café.
GAFI6N0NS, n. m. piar. — Fruits pierreux, qni n'arrivent point à maturité, en pariant des poires et des pommes. — En Picardie, au contraire, les cafignont ne doivent pas être à mépriser, car à Buigny (canton de Gamaches), le jour de la fête qu'on nomme bohourdi, békourdi (anc. joute, tournois, mêlée d'armes), les jeunes gens allument des feux d'éteule dans les champs, et dansent à Tentour en chantant : c Bouhour l bauhour l Saint-Christophe, envoyez-nous des pommes grosses et des cafignons pour manger dans Tsaison . »
CAFOUILLER, Garfoniller, v.n. — Chercher dans tous les coins et recoins, fouiller de tous côtés. Il serait diflScile d'expliquer le sens de car, la première partie du mot. Nous ferons seulement remarquer que le patois aime la terminaison ouiller dans les verbes qui rendent une succession rapide de mouvements ; ex. : RandouiHer^ trifouiller, farfouiller, tantouiller, brandouiller, etc. Dans la vallée de la Bresle on appelle cafouillis des restes de tartes ou de gâteaux. Le lendemain de la fête du village, les pauvres viennent demander un molet d'carfouillis, c*est-à-dire quelques menus morceaux de tarte ou de
gâteau.
CAFDTER, V. n. — Travailler à des riens : « Qu'esl-ce que tu cafutesA3L ? » Dériv. cafutier, ère.
Il Effrayer les bestiaux, les volailles. Etym. fust, bâton ?
GAGEOIR, Gagewar, n. m. — - Piège pour prendre les oiseaux ; espèce de cage qui se ferme par une détente que fait partir Toiseau en se posant sur une baguette placée à l'entrée du piège.
GAGNIOLE, n. f. — Tête, en mauvaise part: « Ne v'ià-t-il pas une belle co^uio/^ ? » Cagniole vient de caygnon, chignon, qui se trouve dans la grammaire de Palsgrave.
GA6N0N, n. m. — Mauvais cheval. Cotgrave (Dict.) traduit cagnon, caignon par litledog, petit chien. « Passez, passez, ordre caigne (sale chienne) que vous êtes.» (C. N. N., 38"«.) Du latin ca»w, chien.
Paien glatisent et us lent comme gaignon,
Alisoanb, ▼. 5679«