ACO
AGGOTJDRE, y. act.— Coudre on morceau à un autre. Pour la conjugaison, V. Coudre.
Après ce côtelés se firent
De feuilles, qu*ensemble acousirent, — R. d. S. Q.
BuROUT, g^. Il, p. 135.
AGCOUPLIÈRE, n. f. — Petite lanière ou corde servant à attacher le fouet au manche. De à et de couple, lien pour attacher ensemble deux ou plusieurs choses.
ACCOUYER, y. act. — Jeter bas, renverser par terre ; mettre quelqu'un dans la position d'une poule qui couve ses œufs : « Il a voulu me colleter, mais je l'ai joliment accouvé, »
Il S*acœuver, s'accroupir, s'asseoir sur ses talons.
Comme verbe réfléchi, accouver est très usité, surtout dans un sens erotique. On dit d'une femme légère et qui recherche les hommes qu'elle ne demande qu'à s*accouver.
Du latin accubare,
ACCUEILLIE, n. f. — Elan;' prendre son accueillie, s'élancer. Dans nos vieux auteurs, s'écueillir a le sens de s'élancer, et écueil la signification précise d'élan :
Prist son écueil, si s^est évertuez, Vingt et cinq piez est sailliz mesurés.
Bat, cfAleschans, v. 5618.
En parlant d'un cheval, Froissart a dit : « Et prit son mors aux dens par telle manière qu'il s'escueillit, »
Nous trouvons avec le môme sens acoillir, d'où dérive directement accueillie :
A Te^j ornée oissiez cors tcntir, Grailes soner et boisines bondir, Et le charroi et les chers accoilir^
Garin, V. 1044.
L'espée fiert à terre de si grant escueillie^ Orant demi pié Pembat dedens la praerie.
Ayk d'Avignon, v. 840.
AGONDUIRE, v. act. — Conduire à : « Il s'est fait aconduire de Grandcourt à Foucarmont. »