ADO
Donc piist Faroeyesque en sa main.
Si aconduist le conte Alain Au duc pour faire son yoleir.
BuROUT, gr. II, 255.
AGOUTEB, y. act. — Ecouter. « Aucuns disent acauter, les autres ascouter ; d'autres et plus communément escouter. » (Tr. de Nicot). Selon le Dict. de Trévoux, ce n*est que la populace qui parle ainsi ; lous les honnêtes gens disent écouter,
« Se une femme grosse d'enfant désire savoir quel hoir elle porte, ascoutezAdi parler. » (Ev, des Quenouilles).
Il Acouter dire, écouter les autres quand ils parlent : « Tais-toi, acoute dire. » Acouter se rapproche plus du latin auscultare que écouter.
ACRE, n. m. — Mesure de terre dont l'étendue varie selon les localités : a L'acre, dit l'abbé Decorde, se* compose de 160 perches. Mais l'on distingue différentes espèces de perches ; ce qui donne une grande différence dans la contenance des diverses acres. A Londinières, la perche étant de 21 pieds 1 pouce, de 21 pieds 6 pouces 1/2 et de 22 pieds forme trois sortes d'acres : 1® 75 ares 5 centiares ; i9 78,35 ; 30 81,72. Cette dernière mesure est la plus générale. »
Acre est toujours du masculin, a Un bel acre de terre. » Quelques auteurs, entre autres Yauban, ont employé ce mot au même genre.
AGRIER, V. a. — Appeler : a Acriez les domestiques pour qu'ils viennent diner. »
AGULER, V. a. — Eculer : « Se chauffouroyt le visage, acculoU ses souliers. » (Rabelais).
ADEVANGHER, Adevancer, v. act. — Devancer.
•• A vous venray par un sentier.
Bien le saray adevancier,
Chast. de Coucy, V. 4326.
A-DIEU-LEYER, n. masc. — Lever-Dieu; moment de la messe où le prêtre élève Thostie. On dit : « Il sonne à- Dieu-lever. — Je suis arrivé à la messe à-Dieu-lever. »
ADOUGHIR, V. a. — Adoucir. Dans une foule de mots, le ç, Ys, deux ss de suite se changent en ch doux. — On dit rachaine ou ra-
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% paueke, rinektr, fUktUe^ roaoke, krefcf, mitêekf, m liea de racine, panse, rincer, ficelle, ronce, herse, adresse. — Cependant on prononce régulièrement : danse, ganse, prince, ranoe, messe, etc. — Le caprice est sonvent la règle dn langage.
ÂBTIHZ&, Aderlner. t. aci. ~ Deviner :
Mon seule scet et aderim
Con caiciipi est a droi: pp^inét .
St. sur la Mort, 33.
Il n*en renra mie senoec Si con je pens et a£f<frûi.
BrBGUT. gr. II. p. 334.
Le T. fr. arait encore adftinemnU, d^inailU. Notre ptois a oonserré ce dernier mot. quoiqae Ton se serre pins ordinairement de IV. ce mot>.
AFFAIRE (Être à son), loc. — Êtiv à son aise. Un est à p:>n affairf quand il fait valoir ses terres avantageusement. Être à son afairf se dit encore de quelqu'un qui s'entend bien à son commerre. à son métier.
AFFAIRE, n. f. — Ou^QÛté : t J'ai rv<>dltê une bonne afaire de [^mme$ cotte année. *
,. Au pluriel, bardes, vétemens. « Prèparex ni«$ afairm da di* mancbe. t
!* Id.. Menstrues.
AFFAITKMENT n. m. .\ssaisonnement. Ce mot avait jadis on sens correspondant à celui du verbe tifjiirr ; il signifiait justement, parure, p^^litossi^ :
Por .^pivn»iro Tus *îol p.ii* El do friii^vis r.î#îi::v:;t"«îr 1x^5 mors o; lo vvnîonomou:.
• Moult vaut un {km i'afiùlfmfHi, r y^Ron.. v. 86.^
AFFAITER. v. aci, — Assaisonnor. pn^piïvr. t Affaiier h s^ lade. I Affiutrr(^\ un tonne do fauivnnorie et signifie apprivoiser Foiseau de proie. lUns notro vieille l.in«;ue afaiUr. afaUier^ avait le géBèral de prèpaivr, disposer, orner.