COL
GODAQUER, v. n. — Ce mot s'emploie pour exprimer le cri de la poule qui cherche à pondre ou qui vient de pondre : « Une poule qui vient de pondre éprouve une sorte de transport que partagent les autres poules qui n'en sont que témoins, et quelles expriment toutes par des cris de joie répétés. » (Buffon.)
Au fig., parler à tort et à travers, étourdir du bruit de son caquet. Dériv. œdaquerie, bavardage.
CŒUR-DE-JOUR (À), loc. — « Quel paresseux I il ne fait rien à cœur-de-jour. »
GOFFIN, n. m. — Etui à mettre des aiguilles, des épingles. Du latin cophinus ; en v. fr. corbeille,
« Elle alloit quelque part cueillir des joncs, dont elle faisoit un cofin à mettre des cigales.» (Amyot, Daph. et Chloé,)
Un crespe deslié luj servoit de vesture,
Et portoit à la main un cofin plein de fleura.
Ronsard.
GOINQUER, V. n. — Onomatopée pour exprimer le cri des canards.
GOIPIAU, n. m. ^ Copeau. Dans Palsgrave, coupiau ; dans Rabelais, coupeau. Antérieurement, Jean de Meung a écrit coypiaulx. Bas-latin coipellus.
Il Grand cotpiati, terme injurieux pour qualifier une fenune grande et maigre.
COLAS, n. prop. — Nicolas, par aphérèse. On dit aussi Coulas, Il Sobriquet qui désigne un niais, un pauvre d'esprit, comme dans cette épigramme :
Colas est mort de maladie, Tu veux que je plaigne son sort.
Que diable veux-tu que je die ?
Colas vivait. Colas est mort.