CUL
situé en hauteur, c Le père Cobert habite au Crofiquelet, » Il faut rattacher à ce mot, pour le sens, décranquer, et encronquer, qu'on verra plus loin.
GUCENDRON, n. des deux genres. — Enfant malpropre. Dans son conte de Cendrillon, Perrault a très-bien donné le sens de ce mot populaire : a Lorsqu'elle avait fait son ouvrage, elle s'allait mettre au coin de la cheminée et s'asseoir dans les cendres, ce qui faisait qu'on l'appelait communément Cucendron, »
GUEILLER, V. act.— Cueillir ; part, cueille. Le fr. tire son fut. je cueillerai, de la forme populaire.
CUIRE, V. act. et n. — « Le soleit cuit les moissonneurs. — Cuire de chaleur. »
Les gorges avons cuites De soif, et peu d^argent.
Jean le Houx.
Au fig., Ronsard dit de la belle Hélène qu'elle :
N'a pas eu la poitrine cuite
Par un amour premièrement. ^
Ce chétif amoureux, amoureux et jaloux, Tout cuit de passions, de rage et de courroux.
Desportes. Elég.
On dit aussi qu'on est cuit de froid, conformément au latin, uri frigore : a Quanquam continuis frigoribus urantur,,. {iustin, Mcsurs des Scythes.)
CUL, n. m. — Si, comme le dit Boileau « le latin dans les mots brave l'honnêteté, » la langue française marche souvent sur les traces du latin. C'est pourquoi Littré a consacré quatre grandes colonnes de son dictionnaire auK diverses acceptions du mot cul.
Nos paysans prodiguent ce mot dans une multitude de proverbes et de locutions plus ou moins salées ; ex. :
« Péter plus haut que le eu/, » cela se comprend tout seul.
« Il ne vaut pas plein son cul de chindres (cendres), » se dit d'un vaurien.
« Il perdrait son cul s'il n'était point attaqué (attaché), » s'applique à celui qui a Thabitude de perdre tout ce qu'il a.