COQUILLART, !•', V
Il Laisser tomber, jeter : a H a tout déclaqué par terre.» t n affusta ou il déclicqua toute l'artillerie qu'il avoyt contre ma poure maison. » (Palsgrave.)
DÉCLOUTER, v. act. — Déclouer.
DÉGOMBLER> v. act. — Retirer le comble, (V. ce mot.)
DÉCOMMANDER, v. act. — Contre-mander.
DÉCOMPOTER, v. act. — Changer le mode des semences et le temps des engrais pour les terres. Du v. fr. compost.
DÉCORSÉ, adj. — Maigre, décharné, qui n'a plus de corps ; c'est
le contraire de corsu, si usité dans la vieille langue»
Guillaumes a Rainoart regardé, Molt le vit grant et corsu et quarré.
Aliscans, v. 3210.
Ung grant vilain entr'eux eslurent.
Le plus ossu de quan quMl furent.
Le plus corsu et le greignor.
De Meuno.
104 DÉF
DÉCOUDRE, y. act. — Se conjugue comme coudre. (Y. ce mot.)
DÉGRAPPER, V. act. — Nettoyer. Se décrapper, prendre des ha bitudes de propreté. Littré donne crappe, graisse de la meule du moulin. Le grain foulé aux pieds dans la grange, et confondu avec la paille et la poussière s'appelait anc. crappe. (V.L. Delisle,p. 314.)
DËGROGHETER, v. act. — Décrocher : « Avoir Vestomac décrocheté, » tomber d'inanition. On se sert encore de cette locution bizarre pour désigner, je crois, une maladie de cœur.
DÉGRONQUER, v. act. — Jeter à bas : « Son cheval ;ra joliment décronqué. »
Il Faire descendre précipitamment ; ex. : Un enfant grimpe à un arbre : « Attends-un peu, lui dit un passant, je te vais décronquer,*
DÉCULOTTÉ, part, passé. — Ce mot s'applique à un homme qui se sépare de biens d'avec sa femme pour éviter la poursuite des créanciers. Alors c'est la femme qui administre, qui porte, comme on dit, les culottes.
DÉDIRE, V. act. — Toucher aux œufs ou aux petits des oiseaux, les changer de place, ce qui fait que le pLTe et la mère les abandonnent. C'est ainsi qu'on dédit un nid.
DÉFEGTIF, adj. — Difficile à gouverner ; se dit surtout des enfants.
DÉFENSE, n. f. — Branche d'arbre qu'on plante dans un champ pour indiquer qu'il est défendu aux bestiaux d'y pâturer.
DÉFERLAHPÉ, adj . — Déchiré, en lambeaux, en parlant des
vêtements.
DÉFILOQUÉ, adj. — Qui s'effile, qui se détisse fil à fil ; habits défiloquéSy qui montrent la corde.
DÉFIQUER, V. act. — Retirer un pieu, une branche enfoncée dans la terre. C'est le mot latin defigere, mais avec un sens tout diffèrent.
DÉFLEPPÉ, adj.— Môme signification que défUoqué ; de fleppe ou flepe, filoche, qui doit être une corruption du v. fr. frepe, ferpe, d'où l'on a fait fripier. (V. Du Cange au mol frepntœ vestes.)
DÊ6 lOS
DÉIVUIR, V. act. — N'est usité qu'aa part, passé, dans cette location : c II a Tair d*an défoui de terre, » il a mauvaise mine, il a Tair d'un cadavre. Lat. defodere.
DÉFOURRURSS, n. f. plur. ~ Gerbées épluchées par les moutons.
DÉFRIGHIS, n. m. » Terrain cultivé ^qui n'est pas en friche).
' DÉFULER, V. act. — Décoiffer : « Ce veau fut défulé et fut trouvé sans oreilles. » {N, Fabrique,)
Quand vous verrez que les tlgneux Seront joyeux qu'on les deffUle,,,.
Ane, Poés., t. IV, 145.
(V. Affuler, raffuler, )
n ne faut pas confondre avec ce mot l'ancien verbe défuler, qui avait le sens de maltraiter, meurtrir, tuer.
t Sire, sire, ne te deit pas huem cuntrester, mais tu deis les orgueillus abatre e defuler. » (Q. L. de R., III, p. 103, cité par Burguy.)
E porc et chen le mordent et de fuient,
Ch. de Roland.
On écrivait aussi défol^ ; ex.:
Par devant Lenz, lez la barre, à l'entrée, La véissiez tante targe copée ; Tante banière au vent desveloppée.
Qui le jor fu malement defol^e,
Garin, V. 1092.
DÉFUNT, adj. — Feu ; reste toujours invariable quand il est placé avant le nom ; ex. : « Défunt ta mère ; — défunt tes tantes. »
DË6ANSER, v. act. -- Tirer par force de l'argent de sa bourse : < Voila un procès qui me fera déganser de Targcnt. » De ganse, petit cordon qui sert à lier la bourse.
DÉGELÉE, n. f. — Grêle de coups.
DÉGOUGINER, v. act. — Faire perdre à quelqu'un sa gaucherie, sa timidité : « Il a été au service, ça l'a dégouginé. » De l'adj. gouge qui, en patois, signifie engourdi, lourd, maladroit, ou plutôt de gouge.
M8 DËJ
n. f. qui en v. fr. désignait ane femme provocante : c Et en son âge viril espoasa Gargamelle, belle gou^ et de bonno troîgne. (Rabdais).
La belle dame derint roo^e De honte qa*on TestimAt gouge.
SciLRROX. Virq. Trav.
DÉ&RATINSR. v. art. — Egratigner.
Là se fiert de cez poins et fort se dégratine,
HuG. Capet. p. 196.
DÉ6RATTSR. v. act. — Même sens que gratter ; le préfixe de n'ajoute rien à la signification : « Les poales dégrattent le fdmier pour ramasser des graines. — Les renards <%ra/trji/ la terre pour attraper des molots.»
DériT. dègrattis^ n. m. Place où les aninanx ont fonillé, dégrattéy avec les pattes, le pied, le sabot, etc. Mot formé comme pairamillis, ckamaillis^ ramassis, etc.
DÉ6RILLK&, V. n. — Glisser, tomber doucement : c La neige dêgrille des toits. — IkgnUer du haut d'une meule, d*un rideau, etc. >
DiGROULSR, Dégrouvaler. t. n. — Dégringoler, crouler, tomber en s'aiTaissant. So dit surtout de la tem? qui roule le long des talus et tombe dans les fossés.
DÉHANQUÉ. part, passé. — Déhanché.
DÉHOQUSR. T. act. — Décrocher : « Un paysan, vieux garçon, qui avait eu l'idée de se marier avec uno j^nesse, me racontait qu'il avait fait afficher ses bans h la porto de ledise. mais que le lendemain, pris de r^nlir. il était allé les dekop^rr. » • V. AkoqMer,^
Mot composé : un d^koque-m^ pM, un niais, un imbécile, qui n'est propn? qu'à crocher et déor\x*her la marmite.
DEHORS (En), loc. pn'^p. — En cachette, à Tinsu de : c n Eait Taumône m dehors de sa femme. — On fait tout em dehors de lai.»
DÉJEUNER-DtNANT. n. m. — Déjeuner que Ion fait lard, qui sert de diner.
DÉJOUOVER. V, aoi. — IV»jucher: an fis., fain? lever qudqu'nn prc^mptemeni et do bonne heurv