‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 67 sur 278 · DIA · texte numérisé non relu

DIA

Quand an enfant $e devient mal, la croyance générale est qu'il est tenu à un saint. (Y. Mal saint X.,.)

DiVSBGnER, T. act — Voler : « Défiez-vous de cet enfant, il n'est bon qu'à déverguer, »

Dériv. déver gueux yeuse.

DEVINETTE, n. f . — Enigme ; le mot de l'énigme.

DÉVOULOIR, Y. act. — Usité dans cette locution : « Il veut et déveut, » en parlant d'un homme irrésolu.

Un obstiné, qui une mesme chose Veut et déveut cent fois en un instant.

Melin de Sainct-Gelays, I, 85.

t Déveut, dit La Monnoye, n'est pas français. Il serait souhaitable qu'il le fût. On dirait avec grâce qu'un homme a son vouloir et son dévauloir, de même que son dit et son dédit. Dévouloir était usité au XIV««« siècle.»

Il l'était longtemps avant cette époque, ex. :

E ce que Deus en apareille Qui tote sainte oyre conseille, Ne devez desamonester Ne desvoleir ne destorber.

Ben., ▼. 11439.

DIABLE, n. m. — Ce mot a donné lieu à une foule de locutions populaires admises par le Dictionnaire de l'Académie. Celles-ci appartiennent au patois : a Travailler le diable, comme le diable, » travaiUer beaucoup.

• Aller le diable, comme les cinq cents diables, » marcher trèsvite.

t Crier le diable, » crier fort.

« Envoyer quelqu'un aux cent diables, » le chasser, le repousser durement.

A. c. diables il la vont cra ventant.

Gatdon, 5292.

Enfin on appelle diable un petit véhicule formé d'un plateau en bois portant sur un essieu à deux roues, et muni de deux brancards. On le traîne à bras, et sert à transporter des pierres, du bois, etc.

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