DIA
Quand an enfant $e devient mal, la croyance générale est qu'il est tenu à un saint. (Y. Mal saint X.,.)
DiVSBGnER, T. act — Voler : « Défiez-vous de cet enfant, il n'est bon qu'à déverguer, »
Dériv. déver gueux yeuse.
DEVINETTE, n. f . — Enigme ; le mot de l'énigme.
DÉVOULOIR, Y. act. — Usité dans cette locution : « Il veut et déveut, » en parlant d'un homme irrésolu.
Un obstiné, qui une mesme chose Veut et déveut cent fois en un instant.
Melin de Sainct-Gelays, I, 85.
t Déveut, dit La Monnoye, n'est pas français. Il serait souhaitable qu'il le fût. On dirait avec grâce qu'un homme a son vouloir et son dévauloir, de même que son dit et son dédit. Dévouloir était usité au XIV««« siècle.»
Il l'était longtemps avant cette époque, ex. :
E ce que Deus en apareille Qui tote sainte oyre conseille, Ne devez desamonester Ne desvoleir ne destorber.
Ben., ▼. 11439.
DIABLE, n. m. — Ce mot a donné lieu à une foule de locutions populaires admises par le Dictionnaire de l'Académie. Celles-ci appartiennent au patois : a Travailler le diable, comme le diable, » travaiUer beaucoup.
• Aller le diable, comme les cinq cents diables, » marcher trèsvite.
t Crier le diable, » crier fort.
« Envoyer quelqu'un aux cent diables, » le chasser, le repousser durement.
A. c. diables il la vont cra ventant.
Gatdon, 5292.
Enfin on appelle diable un petit véhicule formé d'un plateau en bois portant sur un essieu à deux roues, et muni de deux brancards. On le traîne à bras, et sert à transporter des pierres, du bois, etc.