EKE
Un grafe a trait de son grafier.
Fl. et Bl., V. 787.
.iEGRATINEB, v. act. •» Môme signification que le précédent ; le g se supprime comme dans maline pour maligne : « Soif maline.- » (Basselin.) — a Ongle maline. » (Lafontaine.)
 ses ongles s^estoit un peu esgratinée.
Bbrte.
EGROUEB, V. act. — Egrener. Du Méril donne givuer avec le même sens.
EGROnU&ES, n. f. plur. — Epis et grains qui tombent à terre lorsqu'on décharge un chariot de blé ou d'avoine. Les petits cultivateurs ramassent les égrouures ; les gros fermiers les laissent à leurs volailles.
EHOQUER, V. act. - Limer les dents d'un chien de berger, afin qu'il ne pufsse pas mordre les moutons et gabiller les gigots, comme disent les paysans. Etym. hogtie (croc), et e privatif, comme ébarber, etc.
EHOUPER, V. act. — Battre le bout des épis d'une gerbe, sans la délier.
Il Enlever la fleurette dès quelle est formée sur le lait. En fr. ékùuper signifie couper la cime d'un arbre. Afin de compliquer l'orthographe, l'Académie écrit houppe avec deux p, éhouper avec un seul. Les exemples cependant ne manquaient pas pour écrire ces mots de la même manière :
Tandis la vierge au milieu du troupeau Tenant en main de roses un houpeau,.,.
Baïf.
Arbres montans en houpe.
Cité par Littré.
U, pron. pers. — Je, par interversion, comme ed pour ck ; el pour le ; er pour re.
EKELLE, n. f. — Echelle; prononciation picarde qui rappelle bien le latin tcala.
EKEUHETTE^ n. f. — Ecumoire : « Visage A'ékeumette^ • appellation injurieuse.
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ELINGrUË, adj. — Haut et mince : « Des peupliers élingués jusqu'au ciel.
ELINGUER, V. act. — Lancer, ordinairement avec une fronde. Y. fr, elingue, fronde, employé jusqu'au XVI«™« siècle. Angl. sling ; isl. slengia. D'où l'ancien mot eslingur, archer, frondeur.
« E li esUngur avirunerent la maistre cited e grant partie en détruisirent. 9 (Les RoiSf IV, ch. 5.)
ELLE, art. f. — La^ au commencement d'une phrase et devant une consonne : a Elle femme à Pierre est malade. »
ELOI (Saint). — « Froid comme le marteau de saint Eloi, » loc. prov. pour qualifier un homme calme, que rien n'émeut.
EH, prou. poss. — Ma, au commencement d'une phrase et devant une consonne : Em femme viendra avec moi. »
Emn\ pour les poss. ma et mon devant une voyelle ou un h muet : « Emn* homme n'est pas de cet avis.»
EMA6LER, v. act.— Ecraser, en parlant d'un fruit : o Ces poires sont émaglées. » Dans le v. fr., magie est une espèce de houe qui servait à briser les mottes de terre ; d'où emagler,
Gc di que Ten devroit de maçue ou de tnaigle Tuer femme qui vent à deniers son charnail.
Le Dit Chastie-Musart, y. 121.
EHBARBOUILLER, v. act. — Salir : o Ne embarboyllez vostre neuve robe, je vous prie.» (Palsgrave.)
Il inquiéter, c^tte afl'aire m'embarbouille.
Il Perdre le ftl de sou discours, s'embarrasser dans une explication.
Il Se couvrir, le temps s' embar bouille.
Il Avoir le cœur embarbouillé, être indisposé.
EMBERLIFICOTER, v. act. — Embarrasser : « Etre bien en^er^ hficoté, » être mal habillé .
Il Tromper, séduire par des paroles, des promesses. Mot de fantaisie et d'origine inconnue, dit Scheler.
EMBERLUQUER, v. act.— Causer de l'embarras, de l'inquiétude : « Il vient d'avoir un procès qui Yemberluque,ï>
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Il N'être pas emberluqué dans ses affaires, y voir clair, être à son aise. D est évident qae berlue entre dans la composition de ce mot.
On trouve dans nos vieox auteurs embrelicoquer, emberelucoquer : « Et lorsque la fumée du vin commençoit emberelucoquer les parties du cerveau, quelque bonne galloise menoit la danse. » (Noël du Fail. )
Chateaubriand s^est servi de semberloquer : « Elle regardoit avec ébahissement ce nigaud, dont elle regrettait de s'être emberloquée, ■ (Cité par Poitevin.)
EMBERNIQUER, v. act. — Salir. On dit znssi embemaquer.
Il Encombrer : « Sa chambre est embemiquée d'outils de toute sorte.»
Il S'embemiqner, devenir mauvais, se couvrir, en parlant du temps.
Il N'être pas embemiqué, n'être pas gêné, savoir tirer son épingle du jeu.
Etym. bren,
EHBLAI, n. m. — « Faire de Yemblai ou des emblais, » faire beaucoup d'embarras.
EHBLATEB, v. act. — Encombrer, remplir : t n emblaie sa maison de vieilles friperies. — La place est emblayéede voitures.»
Il Gêner, empêcher le passage : « Retire-toi de là, tu nous emblaiet.
« Li chevaliers i alla et trouva .n. femmes ki aukes estoient en blavéeê (occupées) d'atirer la famé ki iert acoucie.» (N. Franc, Xni«°^0 siècle.)
Emblaer, emblayer a signifié au propre mettre en blé^ ensemencer, au Rg. embarrasser, parce que la récolte sur pied encombre le champ. En fr. mod. emblaver^ ensemencer. De son corrélatif déblaver{b\j&t\^ récolte) est venu déblayer,
BHBLOnSER, v. act. — Tromper. S'emblouser : « Je me suis joliment emblousé quand j'ai acheté cette maison. » Locution tirée du jeu de billard.
EHBOUGHÉ (Mal), adj. — Se dit de celui qui n'ouvre la bouche que pour tenir des propos grossiers.