EN
Elle est fllle à .i. roi, bien est enparentée,
Guy de Nanteuil, v. 454.
EMPABOLÉ, adj. — Qai a la parole facile, un langage séduisant. Ce mot se prend presque toujours en mauvaise part; ex.: «Celte femme est trop bien emparolée pour être honnête.» La vieille langue avait emparlé :
Mors fait les plus emparlés taire.
St. sur la Mort^ 27.
Li uns respont, qui bien fa empariez,
Gatdon, V. 3355.
c Dix vos bénie I fait li uns qui plus fu emparlés des autres. • (Auc. et Nicol, 269. )
c Lors les gallans qui la voient si bien abillée et bien emparlée, se avancent chacun endroit soy, l'un plus que Tautre. (XV Joies,)
On lit dans Amyot femme bien emparlée, expression gracieuse et pittoresque qui se trouve aussi dans le Roman de la Rose :
Lors est à Bel-Accueil allée Franchise la bien emparlée Et li a dit courtoisement.
EHPÉQUÉ, part, passé. — Embarrassé, gôné : < Je n'ai plus de domestique, me voilà bien empêqué. » Du latin impedicare,
» On dérive ordinairement, dit Burguy, empêcher de impedicare ; mais il n'existe pas de forme empequer, empeker, empesker, ce qui prouve contre cette étymologie.» Cette forme, comme on le voit, existe dans notre patois.
EMP0N6NER, v. act. — Empoigner.
Lors yenpongne nng esclat,
Dessus le nez luj en fais un escript.
Villon, G. T,, p. 162.
EN. — Généralement, cette syllabe au commencement ou dans le corps des mots se prononce in. On dit invie, incourager, dépinser, invinter, édinté, imbemiquer, etc. Nous n'avons pas voulu grossir inutilement ce Glossaire de mots français ainsi orthographiés. Il suffit que le lecteur soit averti.
On prononce de même le pronom ^à la suite ou devant un verbe : c Allons-nous in. — Il est temps de nous in aller. »