FON
sa proie ; en genevois fouiner. En rouchi, foug^er signifie fouiller la terre ; dans Rab. fouger : a Ce que faisans, semblent es coquins de village qui fougent, etc.» (Rab., Pant., 11^ 34.)
FOIRER^ V. n. — Aller à la foire; courir les foires. D'où foireux, les gens de la foire : C'est ainsi que de fête on a formé ^êteux. Dans l'ancienne langue, foirer signifiait chômer, être en fête, lu latin feriari.
FOIRIÉRE, Forière, n. f. — Lisière, extrémité d'une pièce de Pierre sur laquelle les chevaux tournent au bout de chaque sillon, afin le ne pas piétiner le ^hamp voisin ; faire forière , c'est labourer de DQanière à respecter le champ d'autrui, à se tenir en dehors, foras. Littré assimile ce mot à fourrière avec lequel il n'a aucune analogie di pour l'origine ni pour le sens. Les paysans ne confondent jamais [3es deux mots ; ils disent : Mener un animal en fourrière et non en foirière.
Au moyen-âge, les fourières ou forières étaient des sentiers a L'usage des propriétaires qui avaient sur l'héritage voisin des droits de passage.
FOIS, n. f. — Loc. part., une fois que = quand, lorsque ; des fois répété = tantôt /ilysides fois = souvent. Ex. : « Une fois qu'il est en train de travailler, ça marche. — Semer tard, des fois ça réussit, mies fois ça ne réussit pas. — Il y a des fois que je vous ai prévenu.»
FONCi, adj. — Accompli, en mauvaise part : « Un foncé gredin, un foncé voleur, » un voleur qui connaît à fond son métier.
FONGET, n. m. — Petite cheville qui sert à boucher le trou fait à une futaille pour en tirer du cidre. En fr. fausset et faucet.
FONÇn, adjectif. — Creux; se dit d'un vase, d'un plat, d'une assiette.
FONDRILLES, n. f. plur. — Ce qui reste au fond d une bouteille; par extension, la lie d'un tonneau, le sédiment d'une liqueur quelconque.
FONDU, part, passé. — Dépensé, perdu : < Il avait de l'argent, mais tout est fondu. — Je ne puis retrouver mon couteau ; encore un de/ofidtf.»