FUR
Littré donne ce mot qui n'est plos dans le Diet. de l'Académie.
FU, n, m. — Feu, Ainsi se prononcent ju, piu, liu, jeu, pieu, lieu.
El fu le gete ki est grans enbrasés.
Aliscans, V. 4378.
Qui le baptesme refusoit Ne en Liu croire ne Toloit, Floire les faisoit escorchier, Ardoir en fu ou destranchier.
Floire et Blanc.
FU D'OR. — Feu d'or. La veille de la fête de saint Jean-Baptiste, il a été longtemps d'usage dans nos villages et dans les plus petits hameaux de la Vallée (cette coutume existe encore en plusieurs endroits) d'allumer, à la nuit tombante, un feu de joie : c'est ce qu'on appelle le fu d'or. Chaque habitant apporte qui un fagots qui un bâton, au bûcher autour duquel on danse; après quoi chacun emporte un tison comme préservatif de la foudre.
En tournoyant autour du feu, on chante ou plutôt on hurle en chœur :
Ceux qui n^apportent pas
Des branques, du bos à tas.
Au fu d'or allumé
Auront le cul brûlé.
A Béthencourt, par une exception assez rare, on allume le feu d'or la veille de l'Assomption.
FUROLE, n. f.— Feu follet ; dans Littré, furolle. On croit que les furoles se plaisent à égarer les voyageurs, mais qu'il suffit, pour échapper à leur influence, de mettre un couteau en terre, la pointe en haut : La furole vient danser dessus» et Ton peut continuer sa route sans crainte. On assure que le couteau reste couvert du sang de la furoU. (Decorde, Ouv. cité.) En Picardie, le feu follet s'appelle fofu (faux-feu.)