FRU
v*là-t-i pas un' belle frimouise^ pour faire des embarras ! » Da v. fr. frume, frime, mine, grimace, et mouse. (Y. ce dernier mot.)
FRIOLER, V. n. — Avoir grande envie de : ci friole qu'on Tinvite à dîner. — Voilà un mets qui répand une si bonne odeur qu'on en friole, Ti>'
FROHAGE-MO, n. masc. — Fromage nouveau délayé dans la crème.
Que menguent donc vostre moine f — Jel vos dirai sans nule essoine, Ne menguent fromages mos^ Mais poisson qui est cras et gros.
Renart, V. 1009.
FROMILLER, v. n. — Fourmiller; de môme fr&milhn, fourmi, et fromillière, fourmilière.
D^un Grésillon dist la menière Qui dusqu^à une fromxéère El tans d^jvers esteit alez.
Marie, Fab. 19.
Il Avoir des fromillons, loc. Ressentir un picotement comme si des fourmis vous couraient sur le corps.
FROUETTE, n. f. — Miette de pain : « Jeter des frouettes aux moineaux. » Pour l'étym., v. Effrouer.
FROU-FROU (Mam'selle). -^ Jeune fille glorieuse de ses beaux atours, et qui marche en faisant bruire sa robe de soie.
FROUMI, n. f. — Fourmi.
Dormi longtemps ont en leur frommiére Sans eux mouvoir li froumi remuant.
E. Desch., Bail.
FRUITA6E, n. masc. — Toute sorte de fruits bons à manger : « Aimer les fruitages, vivre de fruitage, » ce sont des locutions qui ne sont pas près de se perdre à la campagne.
Le pommier qui porte bon fructage^
Vaut mieux que cil qui ne porto que fleurs.
Marot, Ch. Nuptial.