‹ Glossaire de la vallée d'Yères pour servir à l'intelligence du dialecte haut-normand et à lChapitre 99 sur 278 · GI · texte numérisé non relu

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Il eut an oncle Lymosin, Qui fut frôre de sa belle ante :

C^est ce qui le fait, je me vante , Oergonner en Ijmosinois.

Patheun.

6BRNE, n. m. — Germe : « Un biau geme, » nn homme laid» par ironie.

6BRNER, V. n. — Germer. Laisser gemer, faire attendre longtemps quelqu'un ; en d'autres termes, lui donner le temps de prendre racine.

GESTES, n. m. plur. — Faux semblants, Iprétentions ridicales : c Quelle brimbelle 1 fait-elle assez de gestes ? »

a Sa mère, en haussant les épaules, prétendait que tout cela c'était des gestes. » (Flaubert, M^^ Bovary,)

6IB0NNER, V. n. — S'agiter, remuer sans cesse : « Quel enfant ! il gibonne tellement la nuit, que son lit e^t tout défait. » Dériv. gibonnier, ère, adj. de gibon, jambe, usité jadis.

J^al les gibons si bien harquebutais.

Muse normande.

Le poitevin a giber, ruer.

GIBOYEUX, adj. — Se dit d'un homme qui court les femmes : a Le père Martin commence k vieillir, mais il est encore giboyeux. »

GIGNIAU, n. m. — Genêt. On dit aussi baliot, parce que Ton fait des balais avec les branches de cet arbuste. En breton, balan signifie genêt.

Le bois du genêt est très-recherché pour faire des faussets ; d'où cette locution : « Tirer à ch'foncet à'gigniau, » tirer au meilleur cidre,

GIGUE, n. f. — Longue jambe, dans le fr, populaire. En patois, grande-gigue j grande-giguasse sont des épithètes qui qualifient une personne de haute-taille, dont lee jambes sont aussi longues que celles des chevaux des ballades allemandes. Dans nos vieux auteurs, giou^^ comme grande-gigue, désigne une grande fille maigre.

GIGUER, V. n. — Ruer; de gigue, jambe.

6lTI, n. m. — Lit ; d'où giler, coucher : « D est Vhenre de gîter oade meener BXigite tous ces enfants-là. » Se giter^ se coucher.

6LAGHS> n. f. — Glace; dériv. glacker, glachon.

&LAI1TI> n. f . -» Poule ; du latin gaUina, usité particulièrement m Picardie.

6LAIITI9 n. f. — Glane; dériv. glainer, glaineux, glainage.

Par etiz est perpétré le monstrueux carnage Qui, de quinze ans entiers aiant fait les moissons Des Français, glene encor le reste en cent façons.

D'AuBiGNÉ, Trag.

« Le premier jour de la moisson, on forme une jfJatn^ d'épis choisis, artistement disposés et ornés de fleurs et de rubans de soie. Les mois-^ sonneurs se réunissent en corps pour offrir cette glaine à la fermière ; celui ou celle qui la présente débite un petit compliment ; après quoi, on arrose la fête avec quelques pots de gros cidre. 1 (Decorde, Ouv. cité.)

6LA6B1JX, n. m. — Glaïeul : « Le loutre gist en fort pays de glageux.9 (Cité par Lîttré, XIV«"« siècle.)

Chil furent enbusquiet en ros et en glaclietts.

HuG. Capet, 8.

6LIUHBB, V. act. — Humer ; gleumer un œuf, Tavaler tout cru.

OLORIEUSETÉ, n. f. — Gloriole, vamté, amour de la toilette.

GLOBIBUX, euse, adj. — Celui, celle qui aime la parure ; se prend toujours en bonne part. On dit aussi qu'un ouvrier est glorieux de son ouvrage^ quand il le fait aveo soin.

6L0UT, Glot, adj.-T- Avare : « Pierre n*est pas glout d'une bêtise, » Pierre aime à dire des bêtises, il n'en est pas avare. Dans l'ancienne langue, glaut était un terme injurieux qui n'avait pas de signiGcation bien précise :

Tais, gloi^ dist Karles, tu soies maléois !

Gaydon, V. 492.

Hais on le trouve cependant avec le sens d'avare :

Ghms nUert jà saous, plus a plus veut.

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