ESP
Selon Du Méril, ce mot vient de l'isl. scafin, brave, intrépide ; d'où le V. fr. scaphion, voleur de grand chemin.
ESGOUDET, n. m. — Coup de coude : « Lancer une pierre d'un escoudet ou d'un coup d'escoiidet, » c'est-à-dire en ne se servant que de l'avant-bras.
ESCOUER, V. act. — Secouer ; de môme escousse pour secousse. Lat. excutere.
Ysengrins escout la tête.
Renart.
Contre Adonis escout la tête.
Rose, 16684.
Du V. fr. escorre, escourre. D'autres lisent ainsi ce vers :
Contre Adonis esqueut sa- tête.
Cette leçon nous paraît la meilleure. Esqueut est la troisième personne du verbe esquellir, escoillir, qui signifie prendre son élan, •brandir. (V. Accueillie.)
En tout cas, notre mot escouer était déjà employé au XIII^™» siècle :
Grans fu li cols, molt fist à rcsoignier : Si Vescotta qu'il tlst agenollier.
R. DE C. cité par Burguy, II, 155.
ESCOUETTE, n. f. — Epoussette pour les chevaux ; dériv. de escouer.
ESCUSE, n. f. — Excuse : « Toute esciise d'ignorance est ostée aux plus aveugles, et aux plus rudes du monde. » (Calvin, De la Cogn. de Dieu.) La syllabe initiale ex se prononce es dans les mots suivants : Esposition, estrémiser, escrément, escursion, escommunier, espédier, espérience, espertise, espliquer, esploit, esplosion, esprès, esquis, esténué, estirper.
ESPADRILLE, n. f. — Espèce de pantoufle.
ESPADRONNER {S'), v. réfl. — S'agiter beaucoup, faire des embarras, du bruit, du tapage, comme un homme qui se bat à X espadon; en génev. espadron.
ESPOSITION, n. f. — Danger : a II y a deVespositioji à descendre dans ce puits.»