‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 108 sur 257 · FIE · texte numérisé non relu

FIE

Corruption du français féal ou du vieux mot fénblp. A soyméisme dit : « Je voy cestui fiable. »

HuG. Ca.pet, p. 218.

Pas ne mérite au chaste lict gésir De celle-là qui tant lui est féable.

Marot, élég. XX.

FICHAUT, n. m. — Barreau qui maintient les montants d'une chaise .

FICHELLE, n. f. — Ficelle ; ficheler, etc.

FICHER rSe), v. réfl. — Tomber ; « Je me suis fiché dans la mare. »

Il S'enfoncer, se cacher : <( Un lapin vient de se ficher dans ces h ailiers. »

Renarz Foi, si torne en fuie, Tant qu'en sa taisnière se fiche.

Renart.

Il Ficher le camp, loc. Partir, décamper au plus vite.

FIER, adj. — Irascible, prompt à s'emporter. On dit que les mouches sont fières, lorsque par un temps chaud, elles tourmentent les bestiaux. Vent fifr, violent. D'oij fièrement, avec le sens de beaucoup, extrêmement : « Cet homme est fièrement bon. — Il est fièrement bête. »

On remarquera que notre mot fier a gardé le sens du latin férus dont il dérive.

Il Faire son fier, loc. Faire le lier, l'important.

FIÉRIR, V. n. — Se mettre en colère ; au fig., le vent commence à fiérir.

FIÉROT, adj. — Diminutif de fier : « El fui tiendra du père, il est déjà fiérot. »

FIEU, Fin. n. m. — Fils ; « Ne demoura puis gaires (|u'il fii mors, et Phelippes ses fins fu (|uens de Flandre. (Chron. d'Enuml, p. 22.)

Sire, fait-il, i)or Diu merci, Fius de roi sui, je vous afi.

Fjl. kt Blanc.

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