HAR
HANSE, n. m. — Manche d'une faux ; selon les uns de hasta, selon les autres de l'anglais hand, main.
Dériv. reiihanser, faire remettre un manche ; dans la vieille langue renhanter.
HARCHELLE, n. f — Petite branche torse d'osier ou de coudrier; dim. de hart. On peut qualifier de bizarre l'opinion de Génin qui tirait harchelle d'archal, parce que, disait-il, il y a une analogie frappante entre une tige d'osier et un fil d'archal.
HARDE, n. fém. — OEuf à coquille molle ou dont la coquille est remplacée par une membrane. Littré donne l'adjectif hardé (œuf bardé) employé par Buffon.
On dit hardelé dans le Calvados : « Les œufs hardeJés sont pondus par des coqs et quand on les met dans du fumier de cheval, il en sort des serpents dont l'huile est excellente pour composer des philtres et transmuer des métaux. » (DuMéril, G. N.)
HARÉE, n. f. — Averse : « J'ai reçu au milieu do la route une bonne harée sur le dos . » Ce mot est probablement une corruption du V. fr. orée, tempête.
Orez y a de tuncire et de vent.
Roland, ch. II.
Du latin aura, brise légère dont ore, oré a souvent le sens : Tôt droit a Rome les portât 11 07'ez.
Saint Alexis, XI«™^ siècle, st. 39.
Et Damedix lor dona bon oré.
HuoN, V. 8620.
Selon Pluquet harée est pour horée, pluie d'une heure; par analogie une harée de soleil, une embellie qui ne dure qu'une heure ?
HARICOTER, v. n. — Se dit d'un cultivateur qui laboure avec des haridelles et n'avance point dans son travail ; d'où haricoticr, pauvre homme qui n'arrive point à faire ses affaires, qui tire le diable par la queue.
HARIDONS, n. m. plur.— Brins de lin, tiges de chanvre dépouillés de leur écorce ; probablement de arida, orum, choses desséchées. Au lieu de haridons, on dit encore écouchures, de écoiiche, outil pour préparer le lin et le chanvre.