HAR
HARLAND, Harlandier, n. m. — Homme lent, irrésolu. Le fermier qui n'achève point ses travaux en bonne saison est un harland.
HARLANDER, v. n. — Faire tout avec lenteur, n'avancer à rien.
HARLER,. v. act. — Hàler. On dit de même marie, pertrir, au lieu de mâle, pétrir ; la lettre r se retranche aussi capricieusement qu'elle s'ajoute, ex. : mêle, mêlan pour merle, merlan. On trouve dans l'ancienne langue angre, arme,merler (ange, âme, mêler.)
Bien pert qu'il ne veut pas faire Dieu de sa pance, Quand pour Varme sauveir met le cors en balance.
Rut., Li Diz de Puille.
Par Mahon ! dit Califes, ne m'en mer lerai ^ a.
Bauduin de Sebourc.
Orgueil geta du ciel jadis Le plus bel angre que Dieux fit.
G. DE CoiNSY, dans Théoph,, v. 1889.
HARLOQUER, v. act."*— Ebranler, secouer : « II a longtemps harloqué la porte, ou harloqué a. la porte. »
Rouchi, harlocher ou arloclur = relocher, ébranler k plusieurs reprises .
HARLOTER, v. act. — Même sens que harloquer. Au fig. marchander : « Je ne veux pas harloter avec vous ; ce sera cent francs, et jo n'en démordrai pas »
Il Earlotier, ère, adj. Celui, celle qui marchande.
Harloter doit être un fré([uentatif du IV, haler, tirer, avec iutercalation de la lettre parasite r.
HARNAS, n. m. plur. — Terme dont se servent les bouchers pour désigner le poumon, le foie d'un animal, et iiarticuliêremont les tripes de mouton, mets recherché par quelijues amateurs.
Il Garniture, doigts d'une faux. — Dans le Poifou, toutes espèces de garnitures d'outils, d'instruments de labourage. (L. F.)
Hamas a formé le fr. harnais. Dans l'ancienne langue, ce mot signifiait armure, engin de fer, habillement de guerre, puis vêlement en général. Du celt, haiani, fer.