‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 137 sur 257 · J88 HON · texte numérisé non relu

J88 HON

Par Dieu ! se je les empoigne, Puisque j'en jure une fois, Je leur monstrerai sans hoigne De quel pesant sont mes doigts.

Ol. Basselin.

HOIGNÉE, Hoignerie, n. f. — Pleurs, lamentations, en mauvaise part. Au figuré grincement. Une porte fait des hoignées lorsque les gonds ne sont pas huilés.

HOIGNEMENT, n. m. — Cri de douleur d'un chien, d'un chat, quand on kii marche sur la queue ou sur les pattes.

HOIGNER, V. n.— Pleurnicher, grincer; dans Marot, grogner.

Il faut dire, puis qu'ainsi hoingne.

Que je lui ai gratté sa roingne En quelque mot qu'il trouva layd.

HOIGNON, n. m. — Enfant qui pleurniche sans cesse. C'est le v. fr. woignon, chien (animal qui hoigne, aboie continuellement). Comp. hoignard, hoigner,G.\v,., avec l'anglais to whine, se plaindre.

HOMME, n. m. — Mari : « Not' homme, nos hommes, » c'est ainsi que nos campagnardes désignent leurs maris.

Cloez vos huis, taverniers, à nos hommes.

Jnc. Poés., VI, 176.

H Homme d'âge. (V. Age.)

HONESTÉ, n. f. — Honnêteté, probité : « C'est un homme de grande honesté. » Primitivement ce mot eut le sens du latin honestas, exemple :

Por o s'furet morte a grand honestet.

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