‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 145 sur 257 · JUT · texte numérisé non relu

JUT

JOUJOU, nom des deux genres. — Celui, celle qui aime à jouer comme un enfant.

JOUJOUTE (Faire), loc — Jouer; terme enfantin.

JOUQUER, V. n. — Jucher, en parlant des poules et de quelques autres oiseaux : « Il faut empêcher les poules de jouquer dans les arbres. » Ce verbe est actif dans le sens de coucher : « Il est l'heure de jouquer ces enfants.»

JOUR, n. m. — Employé dans cette locution : « J'irai vous voir un de ces jours, » c.-à-d. bientôt, dans quelque temps. Molière a dit quelqu'un de ces jours; ex. :

On a pom^ ma personne une aversion grande ;

Et quelqu'un de ces jours, il faut que je me pende.

Mis., III.

JU, n. m. — Jeu . «Donnez-nous un ju de dominos. »

Adouques à l'huissier veu Que il a bien le ju perdu.

Floire et Blanc.

JU, n. m. — Tablette ou planche posée à plat sur le chambranle d'une cheminée ; c'est sans doute le vieux mot juc, parce que les paysans ont coutume de jmc/ut sur cette tablette des chandeliers et autres ustensiles de ménrge.

JUIF, n. m. — On donne quohiuefois ce nom au martinet noir ou martinet de muraille. Cela vient peut-être de ce que les /wi/s longtemps persécutés ont été comparés à ces oiseaux fuyards.

JUQU'À TANT QUE, loc. conj. — Jusqu'à ce que.

JUTER, V. n. — Rendre du jus; se dit des fruits ainsi que d'un gigot, d'un canard qui rôtit.

Il Au iig. pleurer, par ironie.

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