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KÉNOUIS, n. m. — Clièncvis.
KERMAINE, n. f. — Viande pourrie, charogne; on a proposé pour étym. caro minor ?
KÈVRE, n. f. — Chèvre.
Une kièvre vuleit alcr Là ù pasture pust truver.
Marie, Fab. 90.
KEUSSE, n. f. •— Pierre à aiguiser ; du latin cos, cotis, en fr. queux.
j\Iors, qui saisis les terres franches, Qui fais ta keus de gorges blances
Et ton raséoir afiler
Stances sur la Mort, IX.
Il (le faucheur) jette sur son dos la besace garnie, Et sa trenchente faux de ses queusses munie.
Gauciiet.
KEUSSER, V. a. — Aiguiser avec la Jmisse. Au fig. s'emploie dans
un sens ohscène : « Vol' servante se fait keus.trr par un tel. »
KEUVETTE, n. f. — Fossette de la nu.[uc du cou ; doit être une corruption du v. fr. ch('vere,U)[o, col, chevet.
« Et ce fut lors (|u'il [larldil do rompre la cavesrhr ii tout le monde.» (Sat. Mcnippée, p. 333.)
KIEN, n. m. — Chien.
» De tûtes parz les kicnshnivont, •■
M.vRiE. Fab. 91.
l)ict(uis : « Un /licn regarde hi'-ii un évèiiue, » un inférieur peut
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regarder son supérieur. — « Etre grand comme un k'ien assis, » être de petite taille. — « Ils sont comme Saint-Roch et sin kien, » c'està-dire inséparables.
Il Kien de terre, larve de hanneton, dit aussi verbled et mans. Dans l'Avranchin cet insecte s'appelle chevrette, et tac à Valognes.
KIENNER, V. n. — Se dit d'une chienne qui met bas.
KIER, V. n. — Chier. Dériv. : Kinrd, celui qui ne fait rien qui vaille, qui chie sur la besogne; kiache, kiachie, excréments; kiacher, aller souvent à la selle ; kiole, diarrhée ; kiiire, chiure.
K'MIN, n.m. — Chemin.
Jadis avint k' uns lôii erra Par un kemin
Marie, Fab. 29.
Huez l'an merchia, puis c'est au quemin mis.
HuG. Capet, p. 19.
Kamin carrai (1074), caminum publicum (1038) dans les Chart. de saint Victor.
Ce mot, selon quelques linguistes, dérive des langues celtiques, camcn, chemin, cani, kamm, pas.
K'MIN, adv. — Comment : « K' min qu'o vos portez cnnuit ? »
K'MINAIE, n. f. — Cheminée : « Rester dans s'k'minaie, n rester au coin du feu, ne jamais sortir de sa maison, Etym. camminata, dans un texte de l'an 58i. (Littré.)
K'MINCHER, V. act. — Commencer. La suppression de Vo a également lieu dans racmoder, k'mander, raccommoder, commander, et leur dérivés.
Il fut un temps oii les Parisiens prononcaienl quemencer, presque comme nos paysans : «Plusieurs personnes, écrivait Vaugelas, doivent prendre garde à une mauvaise prononciation de ce verbe commencer, que j'ai remarquée même en des personnes célèbres à la chaire et au barreau, c'est qu'ils \)rononcein commencer, tout de mesme que si on escrivoit quemencer. »
K'MINTÈCHE, loc. adv. — De quelle manière ? Comment est-ce que? « K'mintèche que t'as fait pour te salir comme cha? »
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K'MÎSE, n. f. — Chemise.
Cors bien norris, char biea aliae (Mors) fait de fust et de vers ketnise.
St. sur la Mort, XXVIII.
Du bas-latin camisia, employé par saint Jérôme, et fort usité au moyen-âge : « Teneatur annuatim perpetuo... dare camisiam singulis pauperibiis (1004). ») Chart. saint Victor.)
KMISETÏE, n. fém. — Petite chemise de laine pour couvrir la poitrine.
K'VA, n. m. — Cheval : « Etre comme un le va de bos, » paraître stupide, avoir l'air d'un sot.
Au plur., k'vas. Beaucoup de mots font ainsi au pluriel : Marichals, journals, canals, hôpitals, mais, etc., maréchaux, journaux, canaux, hôpitaux, maux.
K'VETJ, n. m. —Cheveu.
K'VET, n. m. — Chevet.
K'VILLE, n. f. — Cheville.
N'i eut kevillo ne closturc Kc ne fust tu te d'cbenus,
Marik, Gugemcr.
rVILLER, V. act. — Cheviller.
Fox est cil et moult engigniés, Quant por Dieu s'est si avilliés, Ke en blanc ordre est kevillids.
Quant d'alcr à Dieu ne se hastc.
St. sur la Mort, XXXVII.
Nota. — Dans les mots Ic'va, k'ven, k'vd, k'cilh', k'cilU'r, la letln' initiale k s'adoucit et se prononce presque comme h g.