MAI
MACRIAU, 11. m. — Maquereau.
MADAME-J-ORDaNNE, n. f.- Sobriquet plaisant que les domestiques appliquent à la fermière qui fait trop sentir son autorité'.
MADELON, n. propre. — .Madeleine.
MAHEU. n. des deux genres. - Bossu. On dit aussi Mmjeux en souvenanee du type longtemps populaire créé vers 1830 par le caricaturiste Traviès.
MAHON, n. m. — Coquelicot.
. MAI. Mei. pron. pers. Jloi : «La Normandie n'a pas connu mi ; elle avait meQ{ moi qu'elle écrivait mai. » (Burguy.)
« Et tu m'as oï e délivreras mei, tue ancele, de luz ces ki mei e mun filz voleint oster del héritage nostre seignur. » (G. L. d. R., II, 169, cité par Burguy.)
Lorsque moi sujet précède le pronom relatif et une proposition incidente, le verbe de cette proposition se met à la première personne, et l'on doit dir.' : « C'est moi qui ai fait cela ; moi qui t'ai toujours protégé. .. Dans notre patois mai qui est toujours suivi d'un verbe à la troisième personne ; ex. : « C'est mai qui se nomme Pierre; ce n'est pas mei qui recidetv. » Il en est de même après toi qui, vous qui : « Ce n'est pas tei qui se fâcherait de cela. — Ce n'est pas vous autres (jui chercheraient à me nuire. »
« Il n'y a que vous qui sache si vous estes lasclie et cruel, ou loyal et dévotieux. » (^Mont., liv. III, ch. II.)
Nos [)lus grands écrivains, Corneille, Molière, Racine ont usé de cette tournure :
Et je ue voLs que vous f|iu lu j^'issc arrêter.
Nicomcde.
Ce ne serait pas moi qui se ferait prier.
Sganarellc.
Il ne voit à son sort que moi qui s'intéresse.
Iirita»»irus.
Mai est quelquefois régime indirect, placé avant 1." vfrbt\ ci.mme dans ce passage tiré de Rabelais : « Allez mm/ dire .|ue les n.irnes d'aultres animaulx plus grands ayent vertu telle...