MAC
M', pron. poss. — Ma, devant une consonne et dans le corps d'une phrase ; « J'vous louerai w' ferme deux mille francs. » (V. Em'.)
MA, n. m. — Mal. Dans beaucoup de mots, / final ne se fait pas entendre, exemple : Ligneu, seu, mié, sole, etc., ligneul, seul^ miel, soleil.
Ma fait au pluriel mas : « On peut dire que cet homme-là a eu tous les mas.»
MAGAILLE, n. f. — Ce qu'on donne à manger aux animaux domestiques. En mauvaise part, nourriture pour les hommes.
MACAILLIS, n. m. — Mélange de diverses plantes fourragères. (V. Brêlée.)
MACHACRE, n. m. — Massacre : « Portant du niachacre à Caen. » (Cité par Le Iléricher, Xllleme siècle.)
Comme on le voit par cette citation, niachacre a signifié boucherie, viande de boucherie, et macecricr, boucher :
Ihiec truevent un macecrier Ou il acateut lor mangicr.
Floire et Blaxc, V. 1034.
MAGHON, n. m. — Maçon ; d'où mâchonner, machonnerie, démachonner, etc.
a Le tour qui estoit à îhérasse se fendi en deux, et avala une des parties en bas sans soy déinachonner. » (J. Le Fèvre, p. 4i.)
MAGHOQUER, v. act. — Bossuer, gâter : « Les poires que vous m'avez envoyées sont toutes uiacaoqaées. »'
Etym. choquer, et mar, mal, particule de dépréciation, ex. : Marmiteux, marmotter.