‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 165 sur 257 · MET · texte numérisé non relu

MET

Es ostels et es sales lieberja ^amaisnie.

Ch. d'Ant., V. 301.

La mesnie Guion se va esbanoier.

Guy de Nanteuil, v. 492.

Mesml est une contraction du bas-latin mansionile.

MET, n. f. — Huche, coffre au pain; le mot et la chose tendent à disparaître. Rabelais emploie met au masculin : « Et croissoit comme pâte dans le met. » (Garg.)

« Les filles, leurs quenouilles sur la hanche, filoient ; les unes assises... sur une huge ou met h longues doucttes, à fin de faire plus gorgiasement pirouetter leur fuseau. » (Noël duFail.)

On lit dans les anciens textes maie, mai, malt. Etym. lat. magis, macjidis.

MESURE (A), loc. adv. — De temps en temps : « Venez-nous voir à mesure, vous serez toujours bien reçu. »

MÉTAIL, n. m. — MétaV : « Cuiller, fourchette de métail.))

Salomon fist armer son throne droit-disaut, Par douze fiers lyoïis de métail reluisant.

D'AuBiGNÉ, trag.

MÉTIER, n. m. — Besoin : « J'aurais bien métier de partir demain. — Cette maison aurait métier d'être réparée. » Telle était la signification ordinaire de métier dans l'ancienne langue :

Toute ma vie et mes santés I Est en vous, plus ne say que dire.

Ne je n'ay mestier d'autre mire.

Chast. dk Coucy, v. 1950.

En chascun estage se trait L'eve par le conduit, et vait ; Les dames qui en l'autre sont.

En prennent quand mestier en ont.

Floire et Blanc.

Je ai mestier et d'argent et d'or fin : Por néant, sire, ne puis guerre tenir.

Garin, v. 4255.

« Mon compère, prestez-moi quelque chemise pour ce jeune filz,

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