MET
Es ostels et es sales lieberja ^amaisnie.
Ch. d'Ant., V. 301.
La mesnie Guion se va esbanoier.
Guy de Nanteuil, v. 492.
Mesml est une contraction du bas-latin mansionile.
MET, n. f. — Huche, coffre au pain; le mot et la chose tendent à disparaître. Rabelais emploie met au masculin : « Et croissoit comme pâte dans le met. » (Garg.)
« Les filles, leurs quenouilles sur la hanche, filoient ; les unes assises... sur une huge ou met h longues doucttes, à fin de faire plus gorgiasement pirouetter leur fuseau. » (Noël duFail.)
On lit dans les anciens textes maie, mai, malt. Etym. lat. magis, macjidis.
MESURE (A), loc. adv. — De temps en temps : « Venez-nous voir à mesure, vous serez toujours bien reçu. »
MÉTAIL, n. m. — MétaV : « Cuiller, fourchette de métail.))
Salomon fist armer son throne droit-disaut, Par douze fiers lyoïis de métail reluisant.
D'AuBiGNÉ, trag.
MÉTIER, n. m. — Besoin : « J'aurais bien métier de partir demain. — Cette maison aurait métier d'être réparée. » Telle était la signification ordinaire de métier dans l'ancienne langue :
Toute ma vie et mes santés I Est en vous, plus ne say que dire.
Ne je n'ay mestier d'autre mire.
Chast. dk Coucy, v. 1950.
En chascun estage se trait L'eve par le conduit, et vait ; Les dames qui en l'autre sont.
En prennent quand mestier en ont.
Floire et Blanc.
Je ai mestier et d'argent et d'or fin : Por néant, sire, ne puis guerre tenir.
Garin, v. 4255.
« Mon compère, prestez-moi quelque chemise pour ce jeune filz,