MIT
MILER, V. act. — Viser, guetter, épier, etc. : « Miler l'occasion. Qu'il fasse attention à lui, jd mile » P(»ur lo reste, jnilt>r a le mémo sens que rnircr. Ou remarquera encore dans ce mot la substitution d'une liquide à une autre.
MILIU, n. m. — Milieu.
MILOUÉ, Miloir, n. m. — Miroir.
MIN, pron. poss. masc. — « Donne-moi min livre de messe. •
MINABLE, adj. — Misérable, qui n'a aucune ressource pourvivre : « Mot fort répandu dans les provinces du Nord et eu Belgique. Exprime-t-il, « ce ([ui est facile à miner, » c'est-à-dire à détruire? » (Scheler.)
MINETTE, n. f. - Petite luzerne nu lupuline.
MINUTE ! — Interjection ([ui signifie atlenih'z l — « Minute ! ne vous impatientez pas. »
MINONS, n. m. plur. — Fleurs mâles du saule, du noisetier, ainsi nommées parce qu'elles sont douces au toucher comme lo poil d'un minon ou minet. On les appelle encore berhis pour la méiiie raison.
MIOCHE, n. m. — Enfant, [)etit garçon; se dit tmijours avec une acce{)tion de mépris.
MIOÛT, n. f. — La fête de rAssomplion : « Nous commencerons à couper les blés al miont {mi-ont).
MIRLITON, n. m.— Souci des jardins ; fleur jaune (pinn cultive pour colorer le beurre.
MITAN, n. m. — Moitié, milieu ; c Coupe le pain par le mitnn. » Ce mot appartient plus particulièrement aux j)atois |ticard et berrichon; chez nous il n'est guère usité que pour désigner certains lieux, ex. : aheBois-du-Mitan.))
« Huriel me dit qu'ils (les hôtres) n'étaient foisonnants que dans le mitant àii pays bourbonais. » (G. Sand, Maîtres Sonneurs.)
MITE, n. f. — Mauvais coup : « Je lui ai donné une mil»' à le laisser sur la place. » Ce mot dérive-t-il ilu lalin mitis, miU-, don\? Et faut-il voir dans cette loculioii une .inlipliiase ?