‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 167 sur 257 · JODELLE · texte numérisé non relu

JODELLE

Dériv. meiirdrissure, meurtrissure.

MIAULÉE, n. f. — Miaulement : « Miaulêls de chaz. » (L'Apostoile.)

MIGHER, V. act. — Mettre en pièces, en miettes. Au fig. battre, frapper sur quelqu'un à coups redoublés : « Si je ne me retenais, jel micherais. » Du latin mica, parcelle, miette.

MIDIS (Sur les), loc. — Sur le midi, vers midi.

MIE, nég. qui renforce ne. — « On ne peut mie siffler et bailler en môme temps. »

Sainte-Eglise se plaint ; ce n'est mie merveille.

RUTEBEUF

« Tout le monde crie mesnage, mesnage. Mais tel parle de mesnago qui ne sait wtV que c'est.» (Rab., Pant., III.)

« Puissances étrangères, ne les écoutez mie. » (P. L. Courier, lettre X.)

Du latin mica, parcelle.

MIÉ, n. m. — Miel.

Li -miez est fait pour c'on le leiclie.

Prov. dans L. de Lincy, XIIP'"" siècle.

MIELLAT, n. m. — On donne ce nom à une petite pluie fine et douce, funeste aux avoines et aux blés murs.

MIETTE, nég. absolue. — « Reste-là, et ne bouge miette. »

MIGNATURE, n. fém. — Miniature : « C'est une mignature. » (Corneille, suite du Ment., II, 6.)

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