APP
a A donc furent ordonnées eschelles et mises et appoiées contre le mur. » (Froissart.)
APOSTEUME, n.m.— Apostume. Pour le son de Vu devant un m, voyez alleumelle. En fr., le genre de apostiime n'est pas déterminé ; l'Académie le fait masculin, Littré, féminin.
APPRINDRE, V. act. — Apprendre. Le nom de la personne est presque toujours complément direct :
« Tapprindrai mes enfants à travailler. » Tournure fréquente autrefois, ex. :
A quelle fin est-tu de ces'ailes pourveue ? rajiprends l'homtne à voiler au-dessus de la nue.
Vauquelin.
Tout mon art je i"ecordois A cet enfant pour Vapprendre.
Ronsard.
Part, apprins, de apprensus. Jusqu'aux temps de Marot^ de Montaigne, de Henri IV, on ne parlait pas autrement. « Si je voulois acquérir le tiltre d'orateur, j'aurois apprins quelque belle et bonne harangue, et vous la prononcerois avec assez de gravité. » (Henri IV aux Notables de Rouen.)
« y apprins à Thaïes, le premier de vos sages, que le vivre et le mourir estoit indifférent. » (Montaigne.)
Subj. que j'apprinche, que tu apprinches , qu'il apprinche. Les personnes du pluriel sont régulières, mais la lettre r est ordinairement transposée : que nous appernions, etc. On dit de môme, nous apDernons,YO\is apprrnez,']' appernois, elc, comme berbis pour brebis, berlan pour brelan :
Le monde est un berlan où tout est confondu.
Régnier, sat. III.
La métathèse de \'r a surtout lieu quand cette lettre est suivie d'un 0 et d'un e; ex. : porpos, fromillon, berdouiller, venderdi, berloque, berneux, enterprendre, eic, etc.
Prindre, ainsi que ses composés, se conjuguent comme apprindre.
Il Mal-apprins, n. m. — Homme grossier, mal élevé.
APPROFITER, V. act. — Mettre à prolit. Mot excellent, très usité chez nous, comme jadis au XYI""^ siècle.