MUS
Je croi ceste muchete que bestes l'ont esti'uite.
Berte, V. 922.
MUCRE, adjectif. — Humide, moisi. Comp. avec le latin mucere, moisir.
MUGOT, n. m. — Provision de fruits qu'on garde pour l'hiver et qu'on laisse mûrir sur la planche ; par ext. trésor, somme d'argent que l'on cache, économies mises en réserve.
N'en fait musgode pour son cors engraissier. Mais as plus povi'es le donet a mangier.
La Yie saint Alexis, st. 51.
Nous lisons dans le Dict. de Trévoux, au mot magot : « Argent caché. Le peuple de Paris dit mugot, mais le véritahle mot c'est magot. »
Comp. avec muedecke, muyek, muydick (pomarkim, locus ubi poma resermntur) mots que l'on trouve dans les Glossaires flamands-latins.
Citons encore le bavarois mauchcn, épargne secrète en argent. Enfin dans la basse latinité mnga, mngium, signifie monceau, tas.
MUGOTER, r. act. — Faire bouillir tout doucement ; faire cuire à petit feu.
Il Mettre des fruits dans la paille pour les faire mûrir : « Je laisse mugoter pour vous des poires et des pommes.
MULONj n. m. — Petite meule ; rarement employé.
MURON, n. m. — Mûre, fruit de la ronce ; du grec txopov (V. Catimwoii.)
MUSETTE, n. f. — Musaraigne; du v. fr. muse, la musaraigne ayant un petit museau pointu : « Mais les autres rats, mulots, souris, musettes et lerots^ ils les eflbndraient à roide boce sans pardonner à nul. » (iV. Fabrique. ) io, n'ai jamais entendu dire m isereWf, ni meserette que Littré donne comme mots normands.
MUSIAU, n. m. —Museau.
MUSIQUE, n. f. — Visage, figure : « Prends-garde à tei, tu vas t'faire donner su la musiqxie. » De muse, mouse.
MUSIR, V. act. — Moisir, du lat. mucere.