‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 176 sur 257 · NAG · texte numérisé non relu

NAG

NA, particule qui renforce la négation ou l'affirmation. — - « Je ne ferai jamais ça, na ! — Je viendrai vous voir quand même, na ! » Comp. avec le latin nœ, certes, assurément.

NACHE, n. f. — Fesse de bœuf : « Donnez-moi un bon morceau, un morceau de nache. » Du bas-latin natica formé du latin nates dont nache avait primitivement le sens : « Li reis Annon... fist colper lur vestures très par les nages.)) (Les Rois.)

Fiu de ci, si feras que saiges, Ou tu auras parmi les naiges D'une grosse aguille d'acier.

JUBINAL, fabl.

Mestre Michel aux hautes naclies.

Bat. des VII Arts.

Sainte-Marie, com or me cuit la nache !

Aliscans, V. 6091.

En dormant li sambloit que une ourse sauvage Li menjoit le bras destre, le côté et la nage.

Berte, V. 1678.

Je vous eschaufferai les naclies.

Rose, v. 20933.

NACTIEUX, adj. — Dégoûté, dédaigneux. V. fr. nacheus, nachous. Dans Marot {Bail, .xi.), me est une interjection (|ui paraît exprimer le dédain.

NAGE (Être en), loc. — Etre tout en eau. Beaucoup d'écrivains ont employé cette locution vicieuse. Cela vient de ce que l'on a dit autrefois être en âge, c'est-à-dire être en eau, âge étant une des anciennes formes du mot eau.

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