OIS
0, pron. indéf. — On : « 0 dit qu'i va se marier. » Devant un mot commençant par une voyelle, on prononce on, comme en français.
0, pron. pers. — Nous, vous : « C'est un brave homme, o le connaissons depuis longtemps. — Quoi i\u'o laites là. i) Devant une voyelle on prononce o'z, ex. : « Où qu'o'- allez ? »
OBLL n. m. — Oubli.
Par Dell, bons Rois, mis avez en obli Hei'uaiit le preu et son frère Gerin.
G\RiN, V. 2148.
OBLIEJl, v. acl. — Oublier.
Hom ki bien aime tart ublie.
Trist. dans Bartsch. p. 167.
Par les grands tiu-menz ke il virent ' Dell oblièrent è perdirent.
Marie, le Purg. saint Patrice.
« Et devant ces devises elle w'ohhja pas de le servir d'aubades. Dieu scet, largement. » (C. N. N., 23«nie.)
Ohlier est plus voisin que oublier du latin oblivlsci.
OCCUPER, V. act. — Inquiéter, chagriner: « Je lui ai envoyé une assignation, ça va Vuccopcr.))
(EU. n. m. — OEaf. (V. Ncu.)
OIR, n. m. — Jars, oie mâle; d'où oiresse, oie femelle.
OISIAU, n. m. — Oiseaux; on dit aussi osiaux : « En tel guise com "e vos cont estoit li rois Mardi a la fenestre et escoutoit le chant
ORI 2io
des oisiauxqm jà avaient commencé, la matinée. » (Rom. do Trist. dans Bartsch, p. Ho.j
Les noms de famille qui dérivent de oiseau, LoUrnu, Loisel se prononcent Loisiau, fjoisé.
ONDEE, n. f. — .Apparition subite et passagère d'un soleil ardent entre [ilusieurs averses : a Une ondée de soleil a suffi |iour sécher les chemins. » On remaniuera que hnrée qui signifie aver,«^e a en outre le sens (jue nous donnons à ondée : « Une harée de soleil. »
ONGUE, n. f. — Ougli', [non. conforme au latin ituf/nis. I^i^ unire de ce mot. aujnurd'iiui masculin, a été^longtemps incertain : " Le cheval de César avoit Vonf/lu couppée en forme de doigts. » (Montaigne.)
Elle seut son ongle maline.