‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 180 sur 257 · NUN 2W · texte numérisé non relu

NUN 2W

Il Connaître le nostruni, savoir son an'airo, être au coiiranl d'iinn clioso, comme le [)rètre (jLii après le Chrhtuui. tloiiiiniini nosti uni n'est pas embarrassé pour trouver la lin de Xoremus.

NOT' adj. poss. — Notre, devant une voyelle ou un h muet : « NoV homme, nuV affaire. » Cette forme vient de ce que dans la plupart des terminaisons en tre, la lettre r ne se fait pas entendre, exemple : Malte, prêti', traite, prende, etc., maître, prêtre, traître, prendre.

NOUE, n. m. — Noix : « De gros noues, des noués francs, » fruits du noisetier franc.

NOUFAIT, négation. — Pour non l'ait : « Yiendrez-vous ;i la fête? — Noufait, je n'ai pas le temps. »

NOURRIR, V. n. — S'emploie absolument en parlant d'un cultivateur (jui engraisse des vacbes, des moutons . « Chevalier a une gi-ande ferme, il peut luntrrir. »

NUER, V. act. — Nouer.

L'espée ceinst, si ïiid nuée.

G. Gay.m.\k, Chron. anglo-norm.

NUNUS, n. m. plur. — Bagatelles, niaiseries : « Dire, écouter des nunus. Comparez avec le latin nœniœ qui offre le même si-ns. Dérivé : Nunuter, s'amuser à des riens.

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