PAR
Comp. avec les formes latines pcrmagnni^, perbrevis, perngpre, etc. Souvent dans le v. fr., on srparait la particule pur du mot auquel elle était jointe, ex. :
^ïolt23ar fu bien li destriers aocsmés.
Alisc.vns, V. 8030.
Moltpar en a grant joie.
Au-scANs, V. 8228.
Il n'a mes c'un sol fil, le petit Loéis, Qui moult ^J^*^* sera liez se le deignon servir.
AvK d'Avignon, v. 274.
PARIURE, n. f. — Pari.
PARLANT, adjectif. — .Uf;d)le. (|ui n'est pas fier envers le pauvre monde : « Madame X... est riche, al est tout de même liirn jmrlante. »
PARLER, V. n. — Faire la cour à une jeune lille ; « Pierre va sans doute se marier avec Lisa, car il lui parle depuis longtemps.
Se parler, se courtiser mutuellement, en pai'Iant d'une lille l't d"iin garçon.
PARLORER (Se), v. réfl. — Parler avec affectation : se dit des paysans cjui veulent parler comme les gens de la ville, et qui font de la brêlée. (V. ce mot.)
PAROLES, n. fém. plur. — Paroles maglipies : « Un sorcier Ta guéri par (h^ paroles, n Les maladies <jue Ion peut surtout gut-rir par paroles sont le carreau, la rage, les collifues et les trancln-es de chevaux. La formule Antè +, Super Anté -\ — \-. Super Anté tr-\- -{--{-, accompagnée de signes de croix, est toute-puissante contre les entorses. Une prière à Notre-Dame-de-Sainf-Autreuil guérit sur le champ les tranchées de chevaux.
PAROLES, n. f. |ilur.— Langage enqihaliqiie. vide de sen<. Toutes les fois ([u'uu paysan enleiid un discoui's pn'Ienlieiix. plein d antithèses, de (dirases ronllanliis, ui'i il ne ('(inipreiid rien, il le qii.ilili* de la sorte : « Tout ra c'est des paroles, » en d'au 1res termes, du galimatias double, langage où l'auteur lu^ .se comprend pas hii-nième.
Ces phrases de V. Hugo : ■ La pensée humaine a de irès-h.uUes cimes dans notre épf)f|ue ; et parmi ces cimes, Huinet est un snmni'-l